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Publié par Le Cazals

... Reste le rapport à la loi, la loi envisagée par Kafka nous est secrète : elle requiert toujours un avocat, un "intercesseur" qui à travers elle parle pour nous ("Fürsprecher"), comme les principes obscurs requiert un prophète. La question de la vérité n'est pas posée, mais celle ne l'est que dans le cadre de la moralité qui comme la loi vise à si'ncorporer dans les corps et à les soumettre. Pensons à la grande interrogation de Foucault sur les infâmes qui la refuse. Si l'on suit Kafka la loi est faite par les aristocrates, pour les aristocrates. Elle est faite par eux pour leur maintien. La loi n'est juste que si son application dissocie le délit du crime, le délinquant du criminel. Là se situe une démarcation que peut relver le tranchant philosophique. Reste la question de l'amende et de la punition : on amende un délit et on punit un crime, c'est là la vision de notre société. Mais bien souvent et c'est le cas de notre petite époque, on justifie l'incarcération des délinquants, qui souffrent de misère culturelle (plus que de pauvreté finiancière et d'indigence alimentaire), par quelques . Un exemple la future prison de Nantes ne contient que des maisons d'arrêt (peine non jugée, incarcération de monis de 2 ans), un centre de détention (peine de 2 à 10 ans de prison), tout cela en somme jusitifié par 28 places dans les quartiers dit de longue peine. 700 délinquants emprisonnés et plus encore sur dix ans, justifiés par seulement 28 criminels sérieux. L'incarcération des corps visant à en mutiler un temps l'énergie (la fameuse mise au secret des sociétés de discipline) et on touche là une dimension sociale qui ne vaut que si l'on croït à l'amendement, c'est-à-dire au rachat des fautes or cela conduit autant à un endurcissement qu'à une inaptitude à retrouver la vie civile. Peut-on ainsi défendre la société, oui si elle est de discipline non si elle est de contrôle. Foucault a, toute sa vie, rejeté la dimension sociale maintenue sous la forme de l'infamité et de la discipline des corps (voir ses invectives sur "il faut défendre la société"). Autre symptôme, il a nié l'existence du peuple, lui qui cherchait à entailler les corps comme le bistouri de son père plutôt que d'en subir les frais. Grande mélancolie du sujet chez Foucault : "Ce que tait le père s'exprime dans le fils. Et souvent le fils n'est que la folie démasquée de son père" (Nietzsche, Zarathoustra). La question du peuple revient là, car "La seule petite note claire dans cette vision troublée du présent, c'est de croire qu'un jour viendra où la tradition et son exploration, reprenant en quelque sorte leur souffle, mettront le point final où tout sera clair, où la Loi n'appartiendra qu'au peuple et où l'aristocratie disparaîtra" (Kafka, A propos des lois). Faut-il penser comme Hugo qu'une école vaille mieux d'une prison. C'est contre toute cette discipline que s'est érigé le scalpel de Foucualt. Avec foucault on touche à la question de la némésis médicale, de l'esprit de vengeance. Ce qui compte ce n'est pas qu'on ait commis un crime mais de savoir ce qu'on en fait, disiez-vous. On touche là à la question de la rédemption.
voir lois les guerres et guerre des lois
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