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Publié par Anthony Le Cazals

LETTRE A JULIEN DUTANT LE GENEVOIS ET MANUEL HUTIN LE BERLINOIS /

 

Sur la philosophie synthétique et la philosophie analytique

 

Pour le dire en quelques mots, le cognitif st un avachissement de l’esprit, de l’esprit compris par Pascal, Montaigne, Voltaire (voire Goethe) en tant que direction, c’est-à-dire, je ne développe pas ici, ce qui dépasse la conscience, qui n’est qu’une forme réactive de l’intellect. La direction est affirmatrice (apophanticos).

 

Faire du cognitif, cette résurgence « moderne » de l’épistémè une valeur à travailler est des plus douteuses. Que cache un telle jargon ? « Voyez dans l’évolution d’un peuple les époques où le savant passe au premier plan, ce sont des époques de fatigue, souvent de crépuscule et de déclin. » Notre époque est au wittgensteinisme, au positivisme logique, à la philosophie des sciences, à l’epsistémologie, comme repli sûr de la pensée (sous la forme d’une procédure de désignation du vrai qui hante encore). Mais que nenni ! La philosophie analytique est un amoindrissement de la pensée, tout juste si Strawson parle de référence (pour une proposition), mais aucune indication, aucune direction. Certes cela est la marque intéressante de ce que l’on a longtemps appeler esprit se transforme, passant par un vague de nihilisme. Certes il y a nivellement, on est loin des Lumières de Voltaire. Mais c’est surtout que la formule « Dieu est mort » est passée par là. Ce n’est pas un énoncé spéculatif, mais une formule qui ouvre à nouveau à la pensée tragique. Ce que dit cette formule c’est qu’on ne plus faire de Dieu l’objet d’une connaissance synthétique ou d’un contemplation spéculative sans y mettre la mort. D’où l’advenue de la philosophie analytique qui demeure transitoire, symptôme d’un désert, d’un repli de pensée, du risque que l’on souhaite prendre à penser. Quine, Goodman, Strawson sont la marque de ce que l’on ne peut plus avoir une connaissance synthétique mais seulement analytique de Dieu (le Référent ultime chez Strawson). Si je parle de référent ultime c’est que je pense à la phrase de Heidegger dont la dernière résurgence est la philosophie « aride et restreinte » de Badiou : « Si Dieu a quitté sa place dans le monde supra-sensible cette place, quoique vide, demeure. La région vacante du monde suprasensible et du monde idéal peut-être maintenue. La place vide appelle même en quelque sorte à être occupée de nouveau, et à remplacer le Dieu disparu par autre chose » (Heidegger, Holzwege).

 

Nous ne parlerons pas de vos convictions intimes que pour l’heure sous les formules de sciences cognitive ou de philosophie analytique vous avez mis entre parenthèse, mais celles-ci ressortiront tôt ou tard.. S’il y avait un nouveau régime de pensée, son élément ne serait plus le vrai (le référent), mais la valeur (l’important, le remarquable), c’est-à-dire les forces, les volontés, les personnalités qui s’emparent puissamment de la pensée, plus qu’elle ne se laissent traverser par elle. Deleuze, très tôt appelait cela une nouvelle image de la pensée (Nietzsche et la philosophie, p. 119), je signale à Manuel qu’il n’a donc pas attendu Différence et répétition mais que cette ouvrage clos une période métaphysique de dix ans.

 

Ce texte, seulement pour pousser l’exigence plus loin, plus loin que les valeurs modernes ou du commun.

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buckeye balls 23/04/2014 13:43

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oyseaulx, avec les contributions de la sourys papivore 14/06/2008 11:41

Un jour, peut-être, le siècle sera wittgensteinien.

Florian 27/04/2008 01:07

Pourquoi ? Peut-être parce que c'est le seul moyen de vraiment augmenter le nombre de commentaires sur son site. Des fois, on se lasse un peu de parler tout seul.

Hady Ba 26/04/2008 20:07

DE Dakar ou je suis en vacance (en tant que suppot du capitalisme, nous avons des avantages comme des billets d'avion gratuit!) je me pose une question stupide: les analytiques sont corrompus; OK, mais pourquoi continuer à destabiliser ce cher Julien qui a poussé le besoin de stabilité jusqu'à s'exiler en Suisse? Il me semble que LA PHILOSOPHIE se porterait mieux si vous vous consacriez à quelaue chose de plus positif comme la rédaction d'une suite à l'oeuvre de cher vieux Heidegger que Julien honnit.Bon je vous laisse, le capitaliste qui a payé mon voyage exige que je l'accompagne à la plage

Anthony 19/04/2008 09:48

Julien, comme tu es passé mais n'a pas vu ma réponse, un petit sourire matinal :)

julien dutant 13/04/2008 13:44

En résumé, je reste prisonnier de la logique des prédicats, engocner dans les rails de la pensée de mes supérieurs hierarchiques, enfermé dans les questions de "validité d'affirmation" (quoi que cela veuille dire, après tout distinguer vérité et validité c'est pour les logiciens pointilleux, qui "en restent à" la logique des prédicats).Mais, non! Il ne faut pas laisser faire cela, il faut que je réagisse, que je laisse ma propre pensée personnelle s'élancer par elle-même, qu'elle brise les chaînes trop longtemps subies de l'oppression logique! Il faut que, telle le Cercle de Vienne, la geôle de l'analyticité s'autodétruise pour permettre à la pensée de déployer sa pleine envergure et s'élever au-delà de la fumée dans laquelle se perdent les larbins de la philosophie institutionnelle! Oh oui, liberté philosophique chérie, élance-toi!J'espère que tu te rends compte que des niaiseries dans ce genre, on peut en pondre des kilomètres, et surtout qu'on peut en pondre des kilomètres sans avoir la moindre idée de ce dont on parle. Tu ignores complètement ce en quoi consiste le genre de philosophie que je fais, à ceci près qu'on y emploie les mots "connaissance", "vérité", "référence" et "validité". Mais cela ne t'empêche pas de prononcer avec le plus grand sérieux des jugements pontifiants du genre "tu en restes à une très belle et précise explicitation de la logique des prédicats" - alors que le seul article où j'ai exposé une logique utilisait une logique modale sans prédicats: mais logique des prédicats ou sans prédicats, qui a besoin de s'attarder sur des détails.Bref, le "larbin" dont la philosophie consiste à répéter la logique des prédicats en boucle n'existe nulle part ailleurs que dans ton conte pour endormir les enfants philosophiques. Bonne nuit mon petit!

Anthony Le Cazals 18/04/2008 16:13


Il y a maint régime de pensée, on peut tout à fait être indifférent à ce qui sous la forme d'un réductionnisme à metter à l'abri ce qui est n'est pas de l'ordre du mouvement et refuse ainsi de
poser la question du pouvoir (autre fois celle du maître et de l'esclave, ou du maître et de l'élève) sur laquelle repose précisément l'autorité analytique lovée dans son institution.

Il y a un énorme besoin de stabilité chez tous les analytiques qui se manifeste dans les domaines les plus spéculatifs (et donc eloignés du réductionnisme analytique) en une ontologie (Quine) et
une métaphysique (Strawson). La chose est scabreuse ou (sous un prétexte de précision) jargonneuse. Il faut élaguer tout ça pour pouvoir aller à l'essentiel ou sinon par le jargon on se coupe de la
fécondité issue du "peuple" et quelque chose de réactif se produit. On y réinjecte des valeurs établies et dominantes, plutôt que d'introduire une chimère de création. La valeurs de vérité ne sont
que des degrés non ce qui participe des action humaine, les valeurs comme l'importance, qui elle n'est jamais établie, dépendante d'une époque.

Ce à quoi j'invite c'est à plus de verve, d'audace, d'envie, bref à un geste qui continu de porter en lui des énoncés obscurs que jamais la philosophie analytiques comme le voulait ses débuts ne
pourra éclaircir autrement que par l'imortance, j'entends ce qu'une de tes consoeurs, Sandra Laugier, nomme l'expérience. Pour l'instant tu vis à l'abri sous la loi morale de tout danger physique,
en bon kantien que tu demeures moralement, comme tu le dis si bien : tu n'as pas eu une enfance difficile et ne souhaite pas avoir une vieillesse difficile aussi. C'est le propre de l'école
analytique : nous perdre dans son jargon qui là fait son autorité. c'est si précis se dit-on que cela doit touché quelque chose de fondamental dans les instance humaine alors que c'est simplement
un crible, un ronron pour stabiliser les petites natures. Où est le conflit qui fait la fécondité, dirai-je pour ne pas avoir à énoncé un principe héraclitéen trop obscur à tes yeux.

Bon au final je t'aurai fait une autre réponse, plus personnelle et masqué derrière les citations, comme je sais que tu déteste tous les arguments d'autorité. Mais la question est celle de ta
propre vie, de la manière dont tu la mène, si moralement, et de ce que tu n'a jamais rencontrer, puisque jamais pousser au-delà de la limite kantienne. On peut donc avoir tout à fait un autre point
de vue, tranchant et concis, qui fuit ton macrologos et qui dénoncé les travers du tout analicité (même si la philosophie analytique dépasse cette dimension mais elle nie la dimension éducatrice
ainsi que l'idée que toute éducation passe par un mensonge : obscurité du principe, son endurance et son enregistrment voilà sans doute ce qui fait un régime de pensée).


Anthony 12/04/2008 16:40

"Larbin"Ton mécontentement naît de ton emportement. Il y a un malentendu par rapport à ce qui est écrit. Tu demeures dans un discours institutionnel et je ne fais que pointer cela et toute la philosophie analytique est institutionnel. "Larbin" n'a jamais voulu dire que tu faisais de l'argent avec la philosophie quoique tu en vives, mais que tu n'avais pas dégager ta propre pensée indépendamment de Pascal Engel et de l'école analytique. Et qui plus est, ce sont toujours d'autres qui pense à travers toi. Je pointe simplement mais sans doute avec trop de facilité, que tu en restes au jugement sur la validité d'affirmation (propre à une "philosophie de la connaissance" et de la gouvernance) et que tu ne te portes pas directement à porter des affirmation elle-même, ce qui est le propre du discours philosophique. Mais tu peux esquiver en me disant que tu es pyrrhonien, que tu souhaiterais au final ne porter aucun jugment sur le réel. Donc le plus amicalement du monde, délarbinise-toi et affirme-toi. Ainsi était porter l'éperon.Sinon il n'y a pas la vraie philosophie et la fausse c'est encore toi qui rabats un jugement moral sur ce qui est succintement dit ici, Platon et Deleuze sont écornés ailleurs (A quand Pascal Engel sur ton site subissant le même sort ?). Il n'y a pas de philosophie continentale opposé mais comme Wittgenstein qui par son dialogue avec Russell lança, je te dirai, en reprenant les propos de Manuel Hutin, que tu en restes à une très belle et précise explicitation de la logique des prédicats, interminable et là est ton intérêt. N'est-ce pas la grandeur du cercle de Vienne d'avoir face à Wittgenstein reconnu son dogmatisme et d'être le seul courant philosophique à s'être auto-dissous. La philosophie analytique ne se résume pas à la logique des prédicats mais a débuté par là (d'où son qualificatif). Je te rassure, en d'autres temps il y eut les scolastiques qui parlaient interminablement des catégories de la substance, histoire d'occuper leur vie. Une toute petite partie de la philosophie analytique est non-reductionniste (Strawson, Quine pour ce que j'en connais...) mais il y a si peu de point de vue critique sur les valeurs établies (la validité, la référence cachant mal le fond moral qui les sous-tend). J'avoue à travers toi avoir choisi l'exemple le plus réductionniste qui soit.A chacun de produire son effort et de poursuivre sa chimère, mais je ne pense pas être mu par un but et donc ne pas me faire le porte-étendard de la "continental touch" avec gomme antidérapante. Faire ainsi serait agir par bêtise, précisément ne pas penser.

julien dutant 09/04/2008 17:18

Cher Anthony,Merci de cesser de m'insulter en insinuant que pour moi la philosophie consiste à faire de l'argent. Si j'avais voulu faire de l'argent, j'aurais fait autre chose, ou au moins je passerai mon temps à écrire des manuels à l'intention du marché juteux des terminales/prépas/agrégatifs plutôt que de publier un blog qu'on peut lire gratuitement. Pour parler concrètement, le bouquin "Philosophie de la connaissance" que P. Engel et moi avons publié nous a rapporté à chacun en tout et pour tout 300 euros, pour 6 mois de travail dont un à temps plein. "Platon et Deleuze produisent aussi leur propre contemplation, toute
pensée de l'être à vrai dire, une manière d"voir une diététique
auto-satisfaite. Ce texte disait simplement cela". Ah bon? Franchement le seul rapport que je vois entre "cela" et ton billet, c'est que selon toi il n'y a deux styles de philosophie, la vraie et la fausse, que toi et tes philosophes préférés faites la vraie, et que tous les autres font la fausse. Mais puisque tu m'assures n'être pas manichéen comme cela, peut-être que tu pourrais nous donner une liste des points que tu trouves positifs dans (chacun des principaux courants de) la philosophie analytique, malgré ton jugement globalement négatif? Cela nous permettrait de nous assurer du même coup que tu la connais aussi bien que le ton péremptoire de tes jugements le requiert!

Anthony 31/03/2008 00:26

tant mieux cher Julien si tu prends cela pour un simple conte de Pâques.Je ne sais si cela t'aidera à voir si l'herbe est plus verte ailleurs et à sortir de ton amoindrissement institutionnel, qui tourne au fial à se demande où le samedi déposer son chèque, mais tu demeure le "larbin" de Pascal Engel, preuve efficiente que la philosophie a un fonctionnement en ecole philosophique qui de tout tant ont contraié l'advenue de la pratique philosophique plus qu'elle ne l'on suscitait. C'est à ses convertis qu'on peut juger une philosophie. La philosophie analytique nie la dimension affirmatrice (aphanticos) du discours sélectif. Elle jauge, comme tu dis, "la validité des affirmations".Ainsi Manuel qui me trouve des accents de "mystique du démos", n'est pas loin de toi quand il trouve que le courage consiste à être précis. J'aurais préféré le terme de nuancé, car cette précision ne cache mal combien elle produit du jargon, de l'esprit lourd (il n'y avait rien de péjoratifs dans l'avachissment de l'esprit, c'était plus un constat que la pensée ne se rpduisait plus sous la forme du bel esprit). Mais je ne crois que ce soit en substantifiant les termes en y accolant des -ité, que l'on améliore la compréhension de ce qui advient. La philosophie n'est pas l'ouvrière qui juge la validité ou non des énoncés, tache première de l'analyse philosophique, elle énonce plus simplement ce qui lui paraît avoir de l'importance, de la valeur. La validité n'est qu'une pis-aller de vérité.Pour ce qui est du Wittgensteinisme, il faut le dissocier tout de même de la philosophie analytique même si les détenteurs actuels de l'héritage Wittgenstien sont des logiciens russeliens. C'est Manuel qui rapportait combien Wittgenstein serait déclarait "incapable".Pardon pour ce retard dans ma réponse, mais à vrai dire je te regardais faire tes allers-retours entre Solothurn, près de Zurich, et l'université de Genève. Plus simplement ne décalque pas ta pensée manichéenne sur ce qui est dit là. Platon et Deleuze produisent aussi leur propre contemplation, toute pensée de l'être à vrai dire, une manière d"voir une diététique auto-satisfaite. Ce texte disait simplement cela et aussi que toute une branche de la philosophie sorbonnarde d'où les apparents amlgame mais le clivage s'est bel et bien produit ainsi avec le reste des enseignement à Paris I, même si le clash à été étouffé par un homme de droit venu d'une autre UFR. Mais cela gangrène toues les institutions. Pour ma part la perpétuelle analyse n'est pas la tentative de synthèse ou de recoupement (qui elle use de sagacité et d'im-pertinence).

Florian Cova 25/03/2008 17:06

C'est lui qui a commencé, m'sieur. Il l'a cherché : il nous a "traité".

Maurice 25/03/2008 09:16

Ces petites guéguerres de philosophes sont gonflantes et même dans certains cas irresponsables, puériles et il y a des coup de pieds bien placés qui se perdent. Quand le philosophe "continental" fait son cours en France et exclu a priori tout philosophe "analytique", et s'efforce même de donner à la philosophie "analytique" l'image la plus négative possible aux yeux des étudiants, c'est révoltant, car ce n'est rien d'autre qu'une forme d'obscurantisme. Mais les philosophes "analytiques" ne sont pas en reste, avec leur croisade dogmatique contre la philosophie "continentale".Qui c'est qui paye dans cette lutte misérable entre imbéciles ? Comme dans les divorces, ce sont les enfants qui trinquent ; dans le cas de la philosophie, se sont les étudiants qui en supportent les conséquences.

Ritoyenne 25/03/2008 00:42

"Notre époque est au wittgensteinisme, au positivisme logique, à la
philosophie des sciences, à l’epsistémologie, comme repli sûr de la pensée"Autant j'ai beaucoup de choses à reprocher à "notre époque", autant je ne suis pas d'accord pour dire que celle-ci est au "wittgensteinisme". Et c'est un élève de Paris-IV, donc de ce que tu appelles "l'académisme" qui le dit : la philosophie continentale n'est pas "en danger" par chez nous.J'ai effectivement des cours sur Wittgenstein, et je trouve effectivement leurs professeurs ridicules (*) tant ils inscrivent la philosophie sur le mode de "la lutte contre" (contre l'obscurentisme continental (heideggerien) of course ), mais on ne peut dire que l'époque est à Wittgenstein pour autant. Et l'ignorance des élèves quant à l'oeuvre de Wittgenstein et autres du "cercle" devrait au moins te "rassurer" sur ce sujet.(*) : je ne veux vraiment pas généraliser, je parle ici de mon unique prof de cours magistral, avec qui je ne pourrai jamais m'entendre au delà des règles de la courtoisie. J'ai M. Ludwig en TD, dont tu pourras trouver la page sur le site de JD. Je l'apprécie beaucoup, lui.

julien dutant 24/03/2008 19:23

(pardon pour les coquilles, vous aurez rectifié!)

julien dutant 24/03/2008 19:21

Donc, d'un côté il y a ceux qui s'intéressent à la vérité, à la référence (mais pas comme direction). Le problème, c'est que cela n'est plus possible depuis que Dieu est mort! Alors, du coup, ses auteurs - pêle-mêle Kant, Frege, positivistes logiques, positivistes tout court, philosophes analytiques (qu'ils soient philosophes de l'esprit, de l'action, de la connaissance, du langage, métaphysiciens etc.), chercheurs en sciences cognitives et tutti quanti - sont désertiques et amoindris. Ils parlent du vide. De l'autre, il y a ceux qui "parlent de" l'indication et la direction, ceux "dont l'élément" est le mouvement, la volonté, l'audace, la force, le dynamisme. Ils sont hardis. Ils luttent contre la vacuité ambiante. C'est Deleuze, qui a vu cela "très tôt" - et Bergson encore plus tôt - et Schopenhauer, Voltaire (! le Newtonien!), Montaigne, Pascal, Platon encore un peu plus tôt. Avec eux on peut "pousser plus loin", aller "au-delà des "valeurs modernes" ou du sens "commun", bref de la philosophie plus haute, plus vite, plus forte, plus loin! C'est un beau conte de Pâques, merci beaucoup Anthony!