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Publié par Anthony

C'est à Koening et à Emilie du châtelet (dont nous avons fait l'éloge) que l'on doit la relation faite entre la force vive de Leibniz et les expériences qui démontrèrent que contrairement à ce que pensait Newton, l'énergie d'un corps mouvement n'est pas le produit de la sa masse et de sa vitesse, mais


énergie d'un mouvement = masse d'un corps x vitesse au carré de ce corps

Ainsi est renvoyé aux oubliettes, le paradoxe de Zénon d'Elée selon lequel l'être du mouvement (c'est le paradoxe du lièvre et de la tortue ou d'Achille terrassé par l'infini du mouvement). Car depuis Schopenhauer, qui développait Kant et Newton sur ce point, on sait que la substance d'une chose si on peut la nommer ainsi est avant tout la force qu'elle est capable de développer. Si un corps en mouvement a une énergie finie, comme l'accorde sa masse et sa vitesse, l'énergie même du mouvement et sa "substance" sont finies. Achille ne s'en sort qu'en renonçant à l'immobilité de l'être, à la procrastination et l'engourdissement qu'engendre une telle conception du monde, et ainsi se rapproche du fini-illimité qui constitue tout mouvement que peut se réenclencher de manière illimitée, dès lors qu'il n'est pas séparé de source d'énergie (force motrice, attraction ou inertie). Ceci sonne une belle débandade pour tous les prêtres abstraits qui s'amusent à soutenir que l'Etre du mouvement est infini et immobile car l'Être, cette conception inerte et morale des choses n'a aujourd'hui guère d'importance (dans leurs propres termes, l'Être inconsiste, c'est à dire est) un concept sans référent, un concept creux). La dynamique : une manière donc de sortir de la maladie de l'Etre et de la vita contemplativa.


voir l'autonomie du mouvement

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