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Publié par Le Cazals

Le prêtre ( est celui qui se rend maître de ce qui souffre, qui intériorise la douleur . La question de la douleur est vitale en philosophie puisque tout extension de la vie et donc toute trajectoire philosophique se manifeste par la douleur , rien de plus naturel, car l'extase ou l'ivresse retombe, car le rêve finit par un éveil. Très peu savent rebondir avec la douleur, savent la sublimer, la dépasser sans la renvoyer par un esprit de vengeance envers la vie ou ce monde-ci hormis les créateurs.

Les prêtres chrétiens, autre nom pour les homonomes, les interprètes ou les lectores, étaient ceux qui commentait la Bible et pouivaient la lire dans le textes, à hautes voix seulement (contrairement à Saint-Ambroise qui eût l'audace de la lire en silence). Les prêtres sont ceux qui aujourd'hui gardent et s'assurent dans une passivité ou une lenteur certaine que la place de Dieu n'est pas occupée.
"Si Dieu a quitté sa place suppra-sensible, cette place, quoique vide, demeure. La région vacante du monde suprasensible  et du monde idéal peut être maintenue. La place vide appelle même en queluqe sorte à être occupée de nouveau , et à remplacerle le Dieu disparu par autre chose" (Heidegger, Holzwege)

Il reste des prêtres encore parmi nous, je pense par exemple à Badiou, qui par son organisation, encadre ses sans papiers plus qu'il ne les libère. Ce n'est pas qu'il faille les railler ou les attaquer, nos "derniers" prêtres car on ne s'attaque pas à une maladie on s'en préserve plus simplement, on y est indifférent.
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