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Publié par Le Cazals

Le créateur (l'autonome) est celui qui se crée ses propres fictions et non celui qui en invente pour soulager les autres comme le ferai le prêtre. Il se crée de l'intérieur comme de l'extérieur dirait Hippias.

Quoiqu'il en soit le créateur (de valeurs non lucratives) est celui qui est nié par le bourgeois héritier de l'humanisme triomphant. Ce dernier est l'homme dominant, le maître de l'esclave, parce que lui-même auparavant était un serf ou un esclave et que sa seule manière de sortir de sa condition d'escvale (de s'affranchir, de se libérer) étaient de devenir lui-même un maître.

Le créateur vise de manière directe la puissance, la puissance de faire comme celle de penser, l'un n'allant pas sans l'autre. L'homme supérieur, lui, le bourgeois dont nous avons parlé, vise une forme dégradé de la puissance ou de la capacité. Il n'a pas de compétence propre sinon celle de dominer les compétences des autres. C'est pourquoi, avec Nietzsche, on peut dire que la volonté de dominer, la volonté de pouvoir, est une forme dérivé et amoindrie de volonté de puissance. A défaut de pouvoir faire pourquoi ne pas dominer ceux qui savent faire et qui font.


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Anthony 23/06/2008 12:17

Le créateur était avant l’apparition des philosophes à
Elée et à Athènes le sage qui pour poser ses valeurs et indiquer au commun là
où il fallait placer l’effort parlait par énigme. L’énigme n’avait rien
d’obscur, simplement il fallait passer par le corps pour la comprendre,
enclencher un effort. Ce qui le philosophe ont fait — en enseignant, en
sophistes (comme les nommait Hérodote) — c’est spiritualiser la pensée (faire
précisément du noûs d’Anaxagore un Esprit, un outil de domination qui ne
pouvait qu’obscurcir l’énigme, là où il fallait l’investir par le corps. Se
mettre à l’abri de l’épreuve, de la confrontation avec la cité par des maximes
ou des principes qui sont cette fois-ci obscur, plutôt que d’investir les
énigmes. C'est là que débute la pensée transcendantale qui va de Platon jusqu’après
Kant. Elle consiste sous la loi morale à se tenir à l'abri des expériences
limites de la Raison.

 
Sur la Raison : Deleuze décrit le rationalisme à  partir de l'empirime de Whitehead ainsi : 
" ... l’abstrait n’explique pas, mais doit
être expliqué ; on ne cherche pas à retrouver l’éternel ou l’universel,
mais à retrouver les conditions sous lesquelles se produit quelque chose de
nouveau (creativeness). Il est certains que dans les philosophies dites
rationalistes, c’est l’abstrait qui est chargé d’expliquer, et c’est lui qui se
réalise dans le concret. On parle d’abstraction tel que l’Un, le Tout, le
Sujet, et l’on cherche par quel processus ils s’incarnent dans un monde qu’ils
rendent conforment à leurs exigences (ce processus peut-être la connaissance,
la Vertu, ou l’histoire…) Quitte à connaître une terrible crise chaque fois qu’on
s’aperçoit que l’unité et la totalité rationnelles trounent dans leur contraire
ou que le sujet engendre des monstres" DzRF_284.

minchko 22/03/2008 19:30

et un brin de receptivité? "dont ce crée a l 'interieur"....si les dieux ne sont plus dans les cieux ils ne  s'en sont pas pour autant muer en etre bipedique et vocalisant... Les divinités sont internes, et demandent a avoir la liberté de baver leur petits caprices. Difference avec l individualisation "libre", creatrice pour elle meme. La singularité interne, est libre , creatrice pour autrui , mais pour elle meme reste prisionniere. Par consequence Le "createur" a ses mythologie propre, quand a savoir si il les a crée, voulu,,,en gros l'afectation d'Oscar est un mauvais exemples.. Et la fierté qui en ressort trop ecoeurante et ridicule dans sa pretention, a voir San Francisco ou les halles de Paris... L'autonomie n est surement pas la sujetation , mais serait elle le melanges accepté, su , de l exterieur et de l interieur?