Archives

Publié par Anthony

Une des meilleure introduction à la philosophie de Deleuze qui soit même si ne figure pas les deux critiques faites par Zizek,  celle critiquant le bon inconscient quil y a au final dans l'anti-oedipe et le fait que le flux-désir au final retombe. Mais ce livre, dédié à son ami François Zourabichvili, mieux que n'importe quel autre retrace que que fut l'enquête de la nouveauté chez Deluze au travers d'une philosophie de l'évènement et des signes qui comprend trois périodes ou si'on veut trois décades. La décade qui s'attache à faire émerger une nouvelle image de la pensée, la décade politique en relation, la décade esthétique qui renouvelle l' sur la peinture, la musique (cours) et le cinéma. Même s'il n'est pas exact de parler ainsi ceci permet une certaine approche de l'évolution de la philosophie de deleuze où chaque période avait sa métohologie et ses centres d'intérêt (pensée - politique - art). Cela laisse de côté la dimension littéraire.

Ce commentaire laisse aussi de côté la thèse d'Alain Beaulieu (qui a la suite de José Gil et quelques autres) avait soutenu contre Badiou les deux dimension de la philosophie de Deleuze, un versant Spino-bergsonien, et un versant nietzschéen qui se résume dans l'énoncé : l'Ouvert n'est pas le Dehors. Mais ceci se retrouve quand Bouaniche parle l'expérience de mai 68 d'où découlera une philosophie politique et "qui constituera pour Deleuze une indéniable ouverture sur ce "Dehors" des forces du champ social (p. 134). On en reste à une idéologie du social, du désir non des forces, de la volonté (il n'y a que du désir et du social et rien d'autre in DzAO_36 cité p. 138). Ce fameux social que Foucault (in "il faut défendre la société", qui est une critique de cette énoncé étatique) comme Baudrillard remettront en cause comme simple paradigme et invention d'une époque. Oublier le vouloir, c'est créer, on en reste à la passivité du fuir c'est créer. Passivité, en quelque sorte que relève très bien la conclusion de cette étude :

"Toute l'oeuvre de Deleuze se présente donc comme  une philoospihe de la création . L'enjeu est avant tout noétique : il concerne la création de la pensée. De Différnece et répétition à Qu'est-ce que la philoosphie ?, la position de Deleuze, si  elle s'approfondit, ne varie cependant pas : penser c'est créer.  Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette définition ne signe pas la toute puissance de la pensée [qui doit pour s'affirmer se démarquer de l'opinion, de l'Etat et de la bêtise, voir le début du livre]. Mais contrairement à ce qu'on pourrait croire, cette définition ne signe pas la toute-puissance de la pensée, bien au contraire. Car si la pensée doit créer c'est, à chaque fois, sous l'effet d'un choc, en faisant l'expérience de son inpuissance ou de son incapacité. Ce n'est donc pas par elle-même que la pensée crée, mais à travers la rencontre avec quelque chose de nouveau qui déjoue tout ce qu'elle est capable de reconnaître ou de partager dans l'élément du sens commun : " Le propre du nouveau [...] c'est de solliciter dans la pensée des forces uqi ne sont pas celles de la récognition, ni aujourd'hui ni demain, des puissances d'un tout autre modèle, dans une terra incognita jamais reconnue ni reconnaissable [DzDR_177]. Cette nouveauté est alors le signe que la pensée ne détient pas elle-même les conditions de son exercice mais dépend de quelque chose qu'elle ne peut ni déduire, ni construire, mais seulement rencontrer, et qui en l'affectant, la force à penser, autrement dit : l'engendre. La création de la pensée se déroule dans une passivité fondamentale." (Arnaud Bouaniche, Gilles Deleuze - une introduction, p. 311)

C'est sur ce dernier énoncé que l'on peut reconnaître ce qu'est un deleuzien.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Anthony 10/03/2008 22:33

Ca marche, Rito :)

Ritoyenne 09/03/2008 04:56

Ah merci bien pour ça, je vais aller lire cet ouvrage - dès que je le pourrai. Sympa d'avoir de vos nouvelles :)N'hésite pas à m'écrire Antho, à l'occasion :)