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Publié par Anthony

DE L'EVENEMENT CHEZ BADIOU

Slavoj Zizek dit ceci "Il y a quand même un problème avec l'événement chez Badiou, lui-même me l'a dit, il y a comme une oscillation… l'événement…. comment le dire? Il ne veut pas faire le pas derridéen de dire, l'événement ne se reconnaît qu'à sa trace. Mais quand même il se refuse à substantialiser l'événement, il dit bien que ce qui compte n'est pas l'événement lui-même mais la fidélité. Le problème me semble être dans l'écart qui sépare l'événement de sa nomination. Badiou ne veut pas s'engager sur le terrain derridéen de l'événement comme trace rétroactive de ses nominations, mais c'est quand même la nomination, chez lui, qui semble importer. Ce n'est pas qu'il y a une ambiguité, mais en même temps, ça n'a jamais été clair, pour moi…" pris sur le site de Medhi Belaj Kacem
Evènement=Deux=Choix=Crisis=Crise d'où découle qu'on impose ou amplifie une crise pour mieux ensuite imposer une pensée abstraite, l'évènement comme le suggère Zizek n'est que prétexte pour platoniser en paix, pour dialectiser.

C’est que Badiou avait commencé bien avant un quelconque événement à Platoniser, bien avant 68 en réaction de quoi il se pose. Déjà dans ses séminaire du milieu des années 60, il avait formalisé le concept de modèle. Ainsi l’événement n’est que prétexte à dire que l’on poursuit un parcours en toute fidélité. L’Evènement n’est que la crise, la griffure, la blessure narcissique qui permet de dire qu’il y a crise et que face à l’opinion dogmatique ou radicale, la vérité du Deux doit s’en mêler. Le Deux qui est l’idée qu’il y a un réel supplémentaire qui inexiste ou insiste dans la situation (ou l’expérience ou le monde) et que la situation ne se suffit pas à elle-même. Ce réel est l’autorité du Même. La fidélité se moque plus de l’événement que du retour du Même, (« l’indécidable lui-même cœur absolu de la pensée » dialectique C_146) de cette abstraction propre à Badiou et pour laquelle il serait prêt à tous nous enterrer : « mieux vaut un désastre qu’un desêtre », un non-retour du même, donc de la pensée dialectique. Ce qui veut dire en somme que Badiou

 

C’est pourquoi on peut parler d’une montée en puissance du double discours chez Badiou qui le pousse au désastre vu que vieillard rabougri il ne peut s’arrêter de penser, on n’est pas loin de la République de Platon, sauf que Badiou ne s’empêchera pas de dire ce qui pense (cf. C_324)

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simonygabriiel 17/05/2008 15:22

Ce qui importe ,c'est que ,contrairement à DERRIDA,BADIOU ne peut dissoudre le sujet conscient dans la totalité de  l'être   ou,en d'autres termes,faire de la conscience un fragment de la réalité Badiou ne dira pas "le réel est esprit " =l'esprit n'est que ce qui se manifeste dans le réel  artistique ,politique etc(hegel)  seriez- vous d'accord ?     cordialement   gabriel simony (philagor.over-blog.com)