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Publié par Le Cazals

On reproche souvent à Nietzsche, les dialecticiens les premiers, de ne pas définir la vie. Il y a toujours un risque à parler de la vie (en général) de la substantialiser un peu comme le fait Bergson avec l’élan vital. Reste que pour Nietzsche : « la vie  … est l’expression des formes de croissance de la substance », c’est-à-dire l’expression des volontés en vue de la puissance (Willes zur Macht).

 

Cette vie est au fond une « vie dans les périls », un vie faite d’audace ou de virtù, la vertu sans moraline, moralinefrei. Pour donner un exemple, Nietzsche disait de Kant : « sa façon de travailler lui enlève le temps de vivre quelque chose, — je pense, bien évidemment, non à de grands « événements » extérieurs, mais aux destuns et aux soubresauts auquels est soumise la vie la plus solitaire et la plus silencieuse, si elle a du loisir et se consume dans la passion de penser. » (Aurore, V, § 481)

 

La plus grande distinction ne se trouve pas en une vie digne et une survie , qui est encore une manière déguisée pour la morale de mépriser la vie, mais la distinction majeure se situe entre le vivant et l’inerte, entre ce qui est vivant et ce qui est inerte.

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