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Publié par Paris8philo

 

RDV DEMAIN

13H30 métro GOBELINS

angle rue Gobelins et av gobelins ( métro Gobelins)
c'est donc en retrait par rapport à la Place d'Italie.


S’il y a oubli ou mécompréhension, toutes les corrections sont les bienvenues.

 
L’AG du département de philosophie s’est réuni.
La finalité immédiate était d’écrire un tract pour la manifestation de demain qui est en fichier joint. Il sera tiré à 1000. si d’autres peuvent tirer y aller.
A également été formulée et proposée ensuite à l’AG générale étudiante la déclaration suivante, qui l’a adoptée. Tract tirage ? je ne sais pas, on peut la faire circuler au nom de l’AG Paris 8 19 Novemebr en tout cas.
 
Déclaration de l’université ouverte
Nous étudiants et enseignants assemblés le 19 novembre déclarons cette université ouverte pour tous ceux qui sont empêchés et expulsés de leurs universités.

Nous mettons à leur disposition ce lieu pour qu’ils puissent se réunir nous les invitons à participer aux ateliers de travail organisés par les différents UFR.

 
La réunion 9H
Nous sommes dans cette grève. Nous ne voulons pas être pris en image.
 

A qui bon l’université ?

Un premier point abordé est la manière dont nous pensons les questions et problèmes qui traversent la grève.
Un étudiant ( A je ne connais pas son nom) pose le problème du modèle américain. Aurélie répond ce modèle existe, mais que dans l’université où nous sommes il y a une des lignes de tension du travail, on n’est pas une feuille vide. Elle rappelle que ces universités ont des frais d’inscription colossaux, qui se traduisent aussi par un certain travail en réseau notamment chez les cognitivistes qui sont très bien organisés à cet égard. Partir de là où nous sommes plutôt que de problématiques de modèles ?
Simon dit son aversion à s’exploiter soi-même la mise en place de cette logique à l’université comme ailleurs ( continuité d’une certaine procédure de la contrainte économique)
 
Je remarque que le modèle américain fonctionne sur la prédation et que donc il n’est pas un modèle. Il n’est pas disponible à la reprise car il s’inscrit dans les rapports de force, tant aux USA où cela concerne 30 universités que dans le reste du monde que ces « modèles » ( qui sont des facs réelles surpuissantes)  qui  ont le moyen de faire.
 
La question de l’inquiétude de trouver un emploi est posé. Que l’on soit inquiet de son avenir – on le serait à moins - ne veut pas dire que l’on veuille l’instrumentalisation de cette inquiétude par et pour des projets qui vont rendre l’avenir encore plus sombre. Que l’université serve à trouver des emplois est un fait pas une finalité.
 
Frédéric dit le danger d’être utile dans une certaine perspective du capital. Raphaëlle dit que comme on n’est pas élite ce n’est pas notre problème. Cela repose la question de ce que nous voulons comme recherche dans cette fac, de manière plus resserrée : dans ce département.
 
On parle de l’usage inversé des mots : les ouvriers sont des « privilégiés », l’autonomie financière synonyme de désengagement est l’autonomie universitaire, les étudiants sont des paresseux, les bacheliers sont nuls etc. ce point doit être repris dans le tract.
 
On reparle de droit à l’étude. Eric souligne que la grève pose d’abord la question d’une mise en partage, avant que de poser celui du droit. L’important est ce que nous avons à dire aux gens.  (je saute une étape chronologique) Cela rejoint le problème de la convergence des luttes. Lorsqu’on veut faire le point sur les activités des uns et des autres, la question est par exemple ce qu’on à dire aux cheminots, pas le fait qu’on aille les voir. Autant tout le monde est d’accord pour la mise en partage autant il n’y a pas  vraiment accord sur ce dernier point.
 
Le blocage.

Alain Brossat réitère son opposition farouche au blocage, invoquant sa tendance à vider la faculté, à réduire au petit nombre à ne pas faire le travail de blocage de cours. Azgar, Raphaelle, Frédéric, moi-même répondent.
Azgar : Pas d’accord du tout. Le travail a été fait il y a même eu une retardement du blocage dans le rythme des AG des actes de débrayage dans divers départements, le blocage est une résultante, elle a généré une présence. Dans les faits aujourd’hui leblocage est là, et des étudiants aussi. A Brossat tient une position de « principe » qui n’est pas en prise avec la situation et le déroulement  de la grève à la faculté ces derniers jours.
Raphaelle :  quand on est peu à un moment le blocage est un moyen, ceux qui ne sont pas venus ne le seraient pas de toute façon et d’ailleurs on a les moyens de se réunir, ici dans cette salle.
Frédéric : effets positifs du blocage. La vraie question aujourd’hui est sa modulation, usage des locaux des moyens, pas du blocage ou non.
Je dis ma première réserve mardi qui a été levée en voyant les effets du blocage, l’accès à la logistique semble ne pas poser de problème.
On retient le problème de la modulation du blocage.
 

Les cours alternatifs

A/ Leur pertinence
( Etienne cinéma ?) dit nous faisons des cours alternatifs votés en AG centrale. Frédéric lui demande qui est ce nous, et soulève le problème de l’adresse d’un nous. Il y a ceux organisés par sciences po ( sur la loi, sur l’historique de l’autonomie universitaire), c’est le moment que nous en fassions. Problème du terme cours qui reconduit la logique de l’intellectualité dans celle de l’enseignement, on parle de X, on se met d’accord sur atelier de travail.

Ceux-ci peuvent être sous toutes les formes proposées par les gens : travail autour d’un texte, mais aussi formes autres plus classiques, ou des projections etc.
 
Emmanuel, Eric ? dit que ce que nous avons en partage est précisément la philosophie donc le droit pour tous signifie d’en faire au moment de cette grève, dans sa temporalité et avec sa sortie hors du dispositif de l’enseignement.
Un étudiant ( B je ne connais pas son nom) soulève le problème d’un comité pour préparer ces ateliers. Je dis ma réserve de faire un comité avant d’avoir des objets pour ces ateliers, mais il faut revenir sur ce point d’un comité qui pourra organiser les cours.
Guy parle de textes lus de Derrida, il accepte de faire un atelier de travail là-dessus. Simon va faire aussi un atelier.
Chercher une articulation avec les ateliers des autres départements  
(sciences po et lettres en ont déjà proposé) mais ne pas hésiter à maintenir et à faire des choses dans le département.
Un autre étudiant ( C je ne connais pas son nom, qui est en philo et en sciences po) soulève le problème de na pas se disperser, de les coordonner.
 

B/organisation

Un tableau d’horaire  est mis  sur le groupe, un tableau om s’affichent les salles et les horaires dans la hall central. Ne pas en faire trop, ne pas se disperser.
Guy de 10 h-12H mercredi
Références de textes ?
Simon de 14h-16H mercredi
Références de textes ?
 

Proposition d’une journée de réflexion sur l’université

Daniel Bensaïd suggère la déclaration d’accueillir les étudiants virés par la police et les fermetures administratives, et de la coupler avec l’objectif d’une journée de réflexion à Paris 8 sur l’avenir de l’université où viendraient des gens d’ailleurs. Nécessité de préparer une telle chose.

 
Difficulté de voir qui peut parler à l’AG centrale.
A cette heure, je n’ai pas de compte-rendu de l’AG enseignant personnels ( j’étais en train ‘décrire le tract si quelqu’un peu en faire le compte rendu merci)
Je joins le point de Bernard Fradin sur la situation, qui émane de la présidence tous les jours depuis trois jours et se trouve adressée au personnel enseignant sur la liste [allp8]. Un poème…
Un article dans Le Monde sur les présidents qui ne parlent pas en notre nom, Brossat Déotte signataires, A Brossat ne l’a pas évoqué en réunion.

Questions non discutées: usage de la bibliothèse des étudiants venus d’ailleurs, pouvons-nous l’obtenir après la déclaration ? Où en sont les IATOSS relativement à la grève et le SNESUP relativement à son dépôt de grève ?

 
 
Point sur la situation De Bernard Fradin
 
A la communauté universitaire,
Les effets conjugués de la grève des transports et de l'annonce du blocage par les étudiants ont des répercussions évidentes sur la fréquentation de l'université. Celle-ci (y compris la bibliothèque) reste ouverte à ce jour, mais les cours ne peuvent être normalement assurés ( sauf rares exceptions, notamment les préparations aux concours). La continuité de l'activité administrative est assurée et la direction, ainsi que les services de l'université, travaillent à préserver les conditions du dialogue avec les étudiants et à gérer cette situation délicate dans les meilleurs conditions possibles.
Le Président de l'université.



 

 

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