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Publié par Anthony Le Cazals

Comme il en a été en France de l'effacement de la culture d'Oc par les seigneurs d'Oil ou de l'étouffement des régionalismes (alscacien, corse, provencal, catalan, basque et breton) par la République, comme il en a été de la civilisation minoéenne décadente et envahie par les doriens après son grand Tsunami, il en est de même pour la culture athénienne, où se sont les vainqueurs qui en quelque sorte ont réécrit l'histoire de l'hellénisme. On peut penser à Aristote qui déplorait  durant les dernières années de sa vie que l'hellenisme soit mort. Certainement que trois générations de moralisteqs, de dogmatiques et d'académiques (Socrate-Platon-Aristote) ne pouvaient qu'enterrer un peut plus . N'est-ce pas Aristote le Stagyrite qui professa auprès d'Alexandre jusqu'à ses 16 ans et permeit d'en faire le futur empereur qui unifia par le mariage de 10 000 guerriers macédoniens et grecs avec 10 000 femmes perses, bref de réaliser le creuset des cultures grecque, macédonienne et perse. C'en était  fini des petites cités grecques et SURTOUT DE L'HELLENISME. L'Empire était advenu. Le Romain reproduira avec grandeur mais par transposition avant tout. Tacite mettra en garde contre son déclin... Ainsi fut écrite la Grande Histoire.

Mais on a oublié que toute philosophie, toute pensée  réclame de l'effort et de la volonté. Que tout le reste n'est que calommnie ou décadence. C'est certainement de l'Héraclitéisme, de l'Homérisme (Homère était un collectif) et du Dionysisme (culte rendu au travers de la Tragédie Thébéenne c'est-à-dire  du chant du bouc adressé au dieu de l'Ivresse) qu'il faut partir pour comprendre l'effervescence que fut l'héllénisme et que nous connaissons que sous sa forme déclinante en philosophie à travers Platon et Aristote. Car du  savoir (Epistémè) de Platon et Socrate, rien ne s'est enfanter : normal puisque la philosophie au sens académique où l'entendait Platon - comme un système clos tournant autour du Bien et de la Vérité - est née du jugement.

Déjà Darius premier voulait rencontrer Héraclite de son vivant, pour vous montrer la fascination qu'exerçait l'hellénisme, alors que ce dernier viait en territoire perse. L'énoncé de base de l'hellénisme n'était pas "Connais-toi toi-même" comme le veut la tradition académique ou le "Souci toi de toi" comme le voudrait le derneir Fouxcault mais de cet énocé cardinal dans ce qu'il nous reste de l'oeuvre d'Héraclite : "Le Combat est  Père et Roi de tout". Ce n'est qu'ainsi que l'on peut comprendre la resistance des petites cités grecques face à l'imposant empire perse est qui se vérifiera lors des victoires de Salamine ou de Marathon ou de la défaite des Thermopyles.

Si l'on peut relire l'histoire on peut relire la philosophie  et la prendre sous son versant tragique et non celui qui nous est le mieux parvenu en tant que synthèse de différents courants, la philosophie académique, qui n'a fait que constater le déclin d'une civilisation, comme si elle n'était qu"une pensée inadaptée au renouvellement de la vie et qu'elle marquait là sa décadence.
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Iskander 30/01/2011 22:55



Alexandre semblait croire à cette hellénisation du monde : cette possibilité de faire vivre sous la même loi de raison tous les
hommes, conception que son ancien précepteur Aristote aurait critiquée dans une œuvre perdue, intitulée Alexandre ou les Colonies, estimant qu’une différence de nature sépare à jamais les Grecs, destinés à vivre libres sous des
institutions politiques, des Barbares voués au despotisme et à la servitude



Cesco 21/11/2010 22:20



Alexandre semblait croire à cette hellénisation du
monde : cette possibilité de faire vivre sous la même loi de raison tous les hommes, conception que son ancien précepteur Aristote aurait critiquée dans une œuvre perdue, intitulée Alexandre ou les Colonies,
estimant qu’une différence de nature sépare à jamais les Grecs, destinés à vivre libres sous des institutions politiques, des Barbares voués au despotisme et à la servitude.