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Publié par Paris8philo

De manière pésagogique, silplidiée et quelque peu mensongère dans les rapprochement qui s'opère on peut dire qu'il y a deux sens au terme République. Tel que les manuels l'enseignent (nous donnerons une variante ensuite) : 

République :  (etym :  latin :   res publica, la chose publique, l'Etat) 1) Sens courant :  Etat  non  monarchique de type représentatif dont la souveraineté est détenue par le peuple qui l'exerce par le biais de ses représentants élus au suffrage universel 2) Conception ancienne : régime constitutionnel fondé sur le principe de l'utilité commune  et organisé afin de garantir au mieux l' unité organique de la cité 3) Conception moderne ( à partir de Machiavel) : tout type d'organisation politique caractérisé par l'existence d'un débat public sur les affaires communes de la cité, de telle sorte que les décisions ne sont pas prises par un seul homme mais par plusieurs au terme d'une discussion.  Pour Machiavel, il y a République lorsque la cité choisit sa constitution de manière autonome et lorsqu'elle est indépendante dans sa politique extérieure 4) Depuis Hobbes  : tout Etat régi par des lois dont la source est la volonté générale. 

Au sens moderne
, une République est une aussi une  démocratie politique qui garantit l'égale liberté de tous les citoyens ainsi que la participation effective de tous à la vie publique. 5) Chez Rousseau  : " J'appelle république, écrit Rousseau, tout Etat régi par des lois ". (Du Contrat social II)  Cette définition de Rousseau ne peut être comprise que si l'on donne au mot " loi " le sens de loi fondamentale ou organique (la Constitution). La loi, selon Rousseau, est toujours " juste ", car elle est l'acte de la volonté générale. Dans ce sens précis et restreint, une " république " est ce qu'on appelle aujourd'hui également un " Etat de droit " c'est-à-dire un Etat essentiellement animé par l'idée de droit, ce qui implique : 1) une Constitution approuvée théoriquement par tous les citoyens, Constitution  surplombant tout le dispositif juridique et politique 2) l'idée d'une volonté générale à la source de toute loi 3) la  possibilité pour tous de participer  aux décisions d'ordre politique 4) l'égalité formelle de tous  et la protection des droits fondamentaux (sécurité,  libre expression, accès à l'éducation etc..) de tous les citoyens par l'Etat.

Peut-être les manuels pédagogique devraient-ils accentuer la distinction entre le sens grec Politeia et le sens romain de Res publica. Il y a là un possible malentendu philosophique. Nous allons le voir car dans la République l'Etat n'a pas grand chose à voir car comme le disait Louis XIV du nom : l'Etat c'est moi. Grande Monarchie :). Qui plus il faudrait signaler combien dans la majeure partie des traductions des textes d'Aristote la cité est traduit par Etat. On sent que ce charlatan de Hegel comme l'appelait Schopenhauer a produit son époque : celle de la philosophie d'Etat. Une chose est sûre la République si elle n'est pas la seule forme d'Etat, demeure dans le regime de la gouvernance qui pour se perpétuer doit "sélectionner les meilleurs", les "gardiens" comme les appelait Platon. Aristote renchérissa sur la forme de la gouvernance, mais se basant sur une prétention à la Vérité des "meilleurs" et non sur l'intérêt de chacun et sur l'importance de l'époque toute

La chose publique contient bien plus d'évènements qu'on ne croit, on les a appelé : libérations; (libération d'une nouvelle capacité d'énergie), pour faire politiquement correct on ne retiendra que 1945 (passons sous silence &956, la révolte hongroise qui eu une imortance sur la pensée de Sartre et Foucauilt, le Stalinisme se révélant contre un forme de "communisme". Mais la on dépasse la chose publique. Le dernier évènement en date fut 68, dans l'intrication qui se produisit en pensée et politique (Blanchot, Foucault, Deleuze, Guattari, Negri, Internationale lettriste, etc,,, Sartre un peu dépassé, Bourdieu en complet retrait car il n'y a vu que l'agitation pleine d'aberrance). Sinon pour en revenir à la Hongrie la même chose s'est pruite dans années 80-90 en Slovénie comme le rapporte Slavoy Zizek, mais il n'y a pas eu de répresion.



La Respublique platonicienne qui n'est qu'une utopie son vrai nom intraduisible étant politeia, est certainement parsemée d'évènements qui la font aller ailleurs. La Politeia de Platon n'est pas la République de Rousseau en ce qu'elle se place au-delà des lois et des normes, les platoniciens actuels le répètent à tue-tête (Pour platon la Vértité est au-dessus des lois mais beaucoup en sont rester ax lois que Platon énoncait pour satisfaire le peuple les initiés quant à eux touchant à la vérité dialectique). Mais cette vérité qui n'est que l'une des formes les plus abstraites ne peut advenir dans la réalité, sa mise ne place par Palton fut un échec. C''est pourquoi on en restera à l'utopie de Platon comme étant la République qui lorsque le Politique (l'esprit politique) est absent, nécessite des lois pour ceux qui ont peu d'éducation envers eux-mêmes. Platon a essayé de mettre en place sa Politeia dès -366 à Syracuse avec le tyran Denys avec l'aide du neveu de Denys, Dion, et aussi Architas de Tarente (voir la VII lettre de Platon). Il y a eu plusieurs cités platoniciennes en Asie Mineure (Atarnée administrée par Hermias (à l'ouest de Pergame), Assos gouvernée par Coriscus (au nord de Lesbos) et Scepsis par Eraste ; voir pour cela la VIe lettre de Platon). Il n'y a pas de hasard à cela puis que le programme de l'académie de Platon visait à sélectionner les élèves qui le suive jusqu'au bout et soient aptes par la suite à administrer les cités suivant la justice.

Quoiqu'il en soit, la question tacite que l'on peut faire resortir quant à la République tant antique que moderne est celle de l'esclavage ? Il n'était pas absent du temps de Platon et aujourd'hui il se présente sous la forme du salariat : c'est la différence entre le travajl forcé des salariés et le travail libre ou passionné des oisifs  La réponse est qu'il y aura toujours une forme de hiérarchie mais des points de plus en plus nombreux de capacité d'autonomie, autonomie précisément par rapport à l'Etat, mais ce qui compte ce sont précisément ces lieux d'autonomie, diffus, épars paradoxaux, approchables que pour ceux qui s'y trouve et les vivent au présent. Ces autonomies ce font précisément loin de la gouvernance et celle-ci n'y peut rien sauf à mettre en place des pouvoirs de dissuasion, par exemple les paltonciens en philosophie, les analystes qui s'attacheront à définir la véridicté des phrases p plutôt qu'à mettre en oevure leur propre capacité d'autonomie. Pour les premiers, l'advenu du Bein ou du meilleur  est impossible, choississons disent un pis-aller (processus de fidélité, sujet-gardien de la Vérité). Pour les seconds, ceux qui est, est et il faut l'accepter tel quel, ne travailler que sur les énoncés philosophiques (souvent rejetés comme délirants) ou de la banalité quotidienne (accessible sans effort à tout un chacun).
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