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Publié par Anthony

Nietzsche est sans doute l'un des philosophes qui a introduit le plus llberté dans la philosophie, il était aux yeux de son ami Overbeck l'homme le plus libre qu'il connaisse. C'est ce qui explique son ton toujours critique, le nihilisme destructeur de ses débuts, car souhaitant éviter tous les systèmes, il se tenait dans une posture qui rejetait sans cesse les valeurs décadentes, hétitées du passé, ou leur donnait une autre orientation. Philosopher à coup de marteau consistait à cela casser les valeurs ancienne pour y subsituer de nouvelles qui ellle soient en adéquation avec la vie et non avec la mort ou un ailleurs inatteignable. Même si pour Nietzsche l'important n'était pas de dire de quoi il s'était affranchi (on peut penser qu'il s'est avec effort libéré du chirstiannisme qui hantait les valeurs reçu de son éducation et même s'éloignant de sa famille composée uniquement de femme après le décès de son père et de son frère quand il avait 5 et 7 ans), il tenait à se démarquer tant du libre-arbitre chrétien que de la libre-pensée, son pendant athée (dont un des représentant à l'époque était Guigau).

La notion de libre-arbitre fut mis en avant par Augustin au IIIe Siècle ap. J.C. précisons que cette doctrine était couplée au don de la Grâce divine qui la rend possible : en réumé, Dieu a créé l'homme libre (ou prétendûment comme tel), libre de ses choix, notamment de rechercher le Bein ou de s'orienter vers le Mal. Augustin s'opposait en fait à l'hérésie
« pélagienne ». qui  estimait que le libre-arbitre était humain et ne dépendait pas de la Grâce divine. Nietzsche, quant à lui, montre combien le libre-arbitre tient de la conscience (bonne ou mauvaise) et de la responsabilisation des esprits. C'est parce qu'il y avait libre-arbitre et que les hommes n'étaient par conditionnés par leur situation sociale (voir habitus) que l'inquisition et toute la machinerie d'aveu au travers de la confession a pu faire son oeuvre dans le christiannisme. Libre-arbitre veut dire que l'on est repsonsable de ses pêchés, ce qu'on retrouve au niveau de la justice quand on dit que quelqu'un est responsables de ses actes. On est là à l'opposé exact de ce que voulait Jésus Christ, qui ne souhaitait pas d'Eglise et s'attaquait verbalement à tout ce genre d'institution.

Ainsi n'hésite-t-on pas pour affirmer sa prétendue liberté individuelle, on parle de libre-arbitre sans savoir de quoi il en ressort. Mais bien au delà de cette liberté individuelle, qui n'est que celle de l'homme supérieure ou du bourgeois, (personnages que l'on retrouve à la fin du Zarathoustra : la rimbambelle d'hommes supérieurs malades qui entourent Zarathoustra après sa convalescence), il y a cette liberté que l'on s'offre chacun par la diversité de nos comportemnts et de nos activités, cette liberté n'est pas donnée mais est celle que l'on conquiert contre les institutions héritées et notamment l'Eglise et sa prétendue liberté absolue. Sans doute, y aura-t-il toujours un malentendu au travers du terme de liberté, sans parce qu'il n'y d'effectif qu'un libération. Pour finir, voici un extrait d'un aphorisme de Nietzsche, o ù celui-ci s'exprime clairement sur le libre-arbitre :

« Il ne nous reste aujourd'hui plus aucune espèce d'indulgence pour l'idée du « libre arbitre » ; nous savons trop bien ce que c'est : le tour de passe-passe théologique le plus suspect qu'il y ait, pour rendre l'humanité « responsable » à la façon des théologiens ; ce qui veut dire : pour rendre l'humanité dépendante des théologiens... Je ne fais que donner ici la psychologie de cette tendance à vouloir rendre responsable. Partout où l'on cherche à établir les responsabilités, c'est généralement l’instinct de punir et de juger qui est à l’œuvre.  On a dépouillé le devenir de son innocence, lorsque l'on a ramené à une volonté, à des intentions, à des actes de responsabilité, le fait d'être de telle ou telle manière : la doctrine de la volonté a été principalement inventée à des fins de châtiment, c'est-à-dire avec l'intention de trouver coupable. Toute l'ancienne psychologie, la psychologie de la volonté, n'existe que par le fait que ses inventeurs, les prêtres, chefs des communautés anciennes, voulurent se créer le droit d'infliger une peine, ou plutôt qu'ils voulurent donner ce droit à Dieu... Les hommes ont été considérés comme « libres », pour pouvoir être jugés et punis, pour pouvoir être coupables : par conséquent toute action devait être regardée comme voulue, l'origine de toute action comme se trouvant dans la conscience. »
in "Le crépuscule des idoles ".

Mais ce que Nietzsche entend pas liberté on le retrouve dans cet autre extrait, avec toujours cette référence à l'esprit :

« Ce que j'entends pas « liberté de l'eprit » une chose très bien définie : être centt fois supérieur aux philosophes et autres disciples de la
« vérité », par la sévérité envers soi-même, par la pureté et le courage, la volonté aboslue de dire non quand le non est dangereux, - je considère tous les philosophes du passé comme de méprisables libertins cachés sous le capuchons de Dame « Vérité ». » in VP°I,41 (Volonté de Puissance, I, éd. Gallimard) ou Fragm. XV,465.

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jean louis 07/08/2010 13:32




Peut-être n'a -t-on pas pris garde au fait que le libre-arbitre suppose quelque chose de tout à fait extraordinaire, voire d'introuvable généralement, à savoir l'existence d'une origine. Origine
: donc rien avant. Point de départ de tout. Même le big bang ne remplit pas vraiment cette condition.


Mais il existerait, en chacun, une origine du choix. Quelque chose qui ne dépendrait de rien. Qui serait la cause suffisante. Peut-on trouver cette origine, prouver son existence ?


Sinon, nous sommes obligés de renouer avec la façon de penser l'univers habituelle : un enchaînement de causes interdépendantes et sans origine.


Attention : l'existence, la réalité d'une origine signe en fait la présence d'une pensée tenue pour la Vérité.