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Publié par Anthony

Avertissement : ce texte n’est à lire que si vous êtes agrégés, si vous tenter ce concours, ce texte à un effet dissuasif s'il est lu trop rapidement et sans nuance (lisez aussi le passage en rouge). Nous ne faisons ici qu’une réponse au commentaire de Monsieur Oyseaulx *. Tentons l’éclaircissement, contre cette idée qu’il faudrait être agrégé pour pouvoir critiquer l’agrèg de philosophie. De même que selon Mr Oyseaulx il faut être agrégé pour pouvoir critiquer sans ressentiment la pensée formatée de l‘agrèg, de même il faut être agrégé pour lire ce texte, qui dira-t-on dissuade de passer l’agrèg. D’avance ce texte ne visent pas les agrégatifs, ceux qui préparent ce concours, mais ceux qui pensent que tout ce qui est de l’ordre de la pensée doit passer par cette épreuve, et qui bizarrement sont des agrégatifs. 

CE TEXTE DEVELOPPE UNE PROBLEMATIQUE, ET SE DEBLOQUE A LA FIN.

Passons par le truchement d’un exemple. C'est la moindre des choses que ceux qui critiquent les pédés, se fasse passer dessus avant, question d'expertise. :) Le parallèle est volontairement douteux, juste pour faire entrevoir que l’on ne peut pas être dans un système et prétendre librement le critiquer. Les agrégés à la différence de ceux que la société dénomme homosexuels, font partie d’un système, c’est pourquoi il est possible de critiquer l’agrégation et mais que cela est plus discutable pour l’ « inversion » sexuelle. Montrant une certaine forme de refoulement. La question deviendrait : peut-on refouler le système quand c’est précisément le système (l’
hétéronomie appuyé par les prêtres du savoir agrégé) qui crée le refoulement, du déchet qui tôt ou tard ressurgit ? Mais passons, tout ça pur dire que le ressentiment serait dans la très discutable critiques des pédés et non dans celle d’un système agrégatif.

D'une autre façon on peut très bien être indifférent à l'agrèg (plus par manque de méthode d'écriture sur commande qui s’acquiert par entraînement ou formatage : l’excice de la dissertation) et remarquer qu'il est possible de penser sans être agrégé à la pensée discursive (la pensée ne se réduisant pas au discours, à la « verbosité »). La capacité à penser sans être agrégé, C'est cette simple hypothèse non généralisable qui est soutenue ici. Ce que nous faisons c’est un raisonnement par l'exception, par goût de la contradiction :) : c'est feu François Zourabichvili qui ne voulait tenir compte que des agrégés en France c'est-à-dire de ceux qui savent que "c'est un peu comme courir le 100 m" mais à la fin "il faut tout oublier" (expression de Mr Loraux l’un des maîtres de François Z.). Se dépendre de ce que l’on a incorporé, du formatage qui établit plus qu’il ne renouvelle. Faire mentir par l’expérience le discours péremptoire des agrégés, c’est cela mon goût de la contradiction, difficile de savoir d’où ça vient, aucun aveu à faire.

Cette simple hypothèse que nous posons, est qu’une autre voie d'expérience est empruntable sans souci de la reconnaissance, l’amour pouvant s’en tenir à quelques personnes (les philoi). C'est plus là, une critique de la facilité discursive de l'agrégé comme discours du maître que l’expression d’un ressentiment par rapport à un privilège. La distance, c’est-à-dire ce qui fait la noblesse n’a pas besoin d’adoubement. Nombre de philosophes ont une indifférence par rapport à l'enseignement (Descartes était un ancien soldat, Leibniz un bibliothécaire, Spinoza, dont un des traités est le condensé des cours privés de ses débuts, Schopenhauer qui s'y est essayé à deux reprises, Nietzsche n'enseignait plus après 36 ans ou Lucrèce dont on peut douter qu’il enseignait, pour en prendre seulement quelques uns parmi les plus critiques). 

Ca ne se fait pas de dire cela, mais il y a une sorte d'incapacité pour l'agrégé à faire autre chose qu'enseigner et d'être protégé par un statut (jugement un peu hâtif, puisqu'il y a comme agrégé, un ministre, Luc Ferry et un fondateur les Ecoles Françaises d’attachées de presse, c’est-à-dire tous les pures rhétoriciens moderne, Denis Huisman). D’ici quelques temps ce sera étonnant de voir le contraste entre les philosophes analytiques, les philosophes du langage et de l'esprit, les épistémologue qui vont envahir les institutions et les gens qui vont vivre la précarité comme condition d'existence. Les premiers seront agrégé et détachés des seconds. En somme l'agrèg forme des gens cultivés et non des idiots : cf.
le cours de Deleuze sur la pensée naturelle de l'idiot et la pensée de reprise de l'érudit. Un philosophe a-t-il besoin d'être dans le troupeau, dans l’agrégat, dans ce corps d’esprit qui a son code (le jargon philosophique) ?

Au nom de quoi tout penseur serait-il agrégé ? Ca serait un label qualité ? Ne peut-on pas donné un point de vue hors agrèg sans voir que ceux qui le passent ont un certain masochisme rentré ou souvent intériorise la souffrance ** qu'ils ont eux à passer ce concours avec leur ceinture de janséniste. Comme si l'esprit de l'agrégé était celui qui devait conditionné toutes les têtes, les former à l'esprit critique. Alors qu’il est prêt à certains sacrifices et que ceux sont ceux qui le distingue du commun des gens. S'il y a possibilité de ne pas revenir sur ces convictions et de ne pas passer l'agrèg, pourquoi ne pas poursuivre sa voix, tout en faisant remarquer aux agrégés, comme ici, que ce n’est pas entre eux que les choses sérieuses se passent ?Mais en tout cas bonne route pour Florian Forestier et Mr le plus sçavant des Oyseaulx, dont il faut reconnais tout le talent. Cette critique pour reprndre Socrate dans le Gorgias de Palton, n'est pas à prendre pour soi, mais pour faire avancer la discussion. Il s'agit surtout d'accepter et de ne pas freiner la différence, c’est-à-dire que n’est pas forcément établi et statufier (sur la différence entre le nouveau et l’établi voir DzDR et notre post à venir). C'est spinoziste, nietzschéen et wittgensteinien de dire que la philosophie est avant tout thérapeutique, réponse à une excommunication plus qu'à un étonnement, réponse à une détonation plutôt qu'à un émerveillement face au monde (au quel cas on demeurerait dans une logique subjective et se réclamant de l'objectivité, les deux étant grammaticalement corrélés).Bref pour revenir sur le tout premier paragraphe, il y avait quelque de Nizantesque dans tout cela, le fait de ne pas vouloir car une fois agrégé on est obligé de produire du discours et pour reprendre Deleuze . Ne peut-on pas dénoncer la aisance du discours et la protection du statut, peut-être l’accusation d’un idéalisme latent serait-elle valable mais encore faudrait-il croire à l’importance de l’esprit, si souvent lourd, ou de la conscience, si souvent mauvaise.En quelques mots a-t-on le droit de rétif aux agrégations de tous ordres ? Nietzsche répondrait avec subtilité qu'il faut se garder de combattre la décadence ; elle est absolument nécessaire, elle appartient à tous les temps, toutes les époques. Ce qu’il faut combattre de toutes nos forces c’est l’introduction du virus contagieux dans les parties saines VP III,61 et 15[41]. Afin d'éviter Monsieur Oyseaulx tout soupçon de ressentiment à l'endroit de l'agrégation. Celle-ci si on y prête pas garde conduit à un esprit de surplomb, un esprit de suffisance qui se satisfait très bien de son jargon.

AFIN DE REPRENDRE MON AVERTISSEMENT DU DEBUT, et de ne pas me fâcher avec tous mes amis agrégatifs, car ce n'est pas eux que je vise
, mais la suffisance des agrégés, des gens dont le point de vue sur le monde est conditionné par leur statut. Comme s'ils oubliaient qu'ils étaient des héritiers pour reprendre l'expression de Bourdieu, du seul fait du rythme de vie introduit par l'institution. Mais nombreux qui passent le concours cherchent à garder leur personnalité (c'est tout ton mérité monsieur Oyseaulx, je ne pense pas trio m'avancer) ou savent l'ambivalence de leur démarche, s'ils viennet du peuple, ce qui revient à vendre sa peau à l'institution. La philosophie c'est réellement autre chose, si elle tient à sa fécondité. "C'est une chose d'enseigner, c'en est une autre de pratiquer" (comme me le faisait remarquer un ami). Mais là je n'avance rien de nouveau. Le plus étonnant c'est donc la posture de surplomb, le statisme que conforte l'agrégation et qui finit par ne plus prêté attention au dynamisme au dehors de l'institution agrégée, parfois à le rejeter. C'est sur ce tout dernier point que je crie HARO. C'est là qu'une chose risque de se passer, la contagion des parties de la société par l'esprit de corps de l'agrégation, parfois il y a là comme un frein pour la pensée, mais il est vrai Mr Oyseaulx tout l'art et de ne pas si arrêter, de ne pas aller contre l'établi mais plutôt vers la nouveauté. Une question était lancée à l'ENS par Maniguié comme se fait-il que de tous les philosophes contemporains très peu étaient universitaires (il relevait comme exception qui confirme la règle Deleuze) et que précisément Deleuze, parmi l'un des philosophes les plus créatifs fut aussi le plus universitaire (Maniguié sous-entendait sans doute le plus soumis à l'intitution de masse). Il y a un point que je ne développerait pas c'est qu'il n'était pas contrairemnet à ses pairs passé par l'ENS et qu'il avait donc un autre point de vue sur l'institution de masse notamment comment ne pas se positionner contre elle mais à aller vers le nouveau. On touche à des questions d'institution qui nous éloignent (cf. le doublon université-grandes écoles en France). Pour Deleuze, à force de réformes institutionnelles, il était de plus en plus difficile de faire de la recherche à l'université (ce que savent les chercheurs du CNRS, qui n'ont pas d'obligation d'enseignement). Cela rejoint un constat plus philosophique de Mr Loraux (à la fin de sa carrière unviersitaire) : pour lui, ce n'était plus dans l'intitution mais ailleurs que la philosophie passait (il pensait à l'édition par exemeple). L'agrégation forme un corps qui a une tendance plus grande pour l'institué, l'établi que pour le nouveau, la différence. Ou peut-être ce texte serait-il issu de la confusion entre normalien et agrégé : cet esprit de corps viendrait surtout des Normaliens, puisque "normalien agrégé" c'est un pléonasme quant à la philosophie. Cela amènerait alors un mea culpa, de notre part.

POUR FINIR et comme preuve d’amitié, Mr Oyseaulx nous vous avons agrégé à notre Ours. Mais vous n'avez pas passer de concours pour cela.

*"C'est la moindre des choses que ceux qui critiquent l'agrégation se donnent la peine de la passer. Dans le cas contraire, leur discours pourrait être suspecté de ressentiment." (Oyseaulx, 06/06/07) 
 
** introduction de la mauvaise conscience par intériorisation de la force, cf. Nietzsche VP II.

Pour continuer : Lire le texte sur la dissymétrie entre ce qui est origairement établi et ce qui est nouveau (à venir), c'est sur ce point que Deleuze a mis l'accent dans toute sa philosophie et c'est aussi ce trait qui fait que Renaud Barbaras apprécie tant son côté subversif (et non ses aspects formels).

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Commenter cet article

oyseaulx 25/07/2007 19:29

Ce n'est pas parce que vos lois racistes nous ont barré l'accès à l'instruction que nous allons nous taire, bien au contraire. L'occupation de la Sorbonne et celle du Collège de France n'avaient pas d'autre signification.

Fabien 25/07/2007 11:08

A la lecture de ce texte, je comprends que l'on parle de l'agrégation de philo et non de grammaire... Et encore je serais chagriné qu'un étudiant avec une telle syntaxe se présente à n'importe quel concours de niveau bac+4...

oyseaulx 17/06/2007 15:30

Je pense que la psychologie, la sociologie ou l'épidémiologie sont des sciences auxiliaires de l'histoire des sciences au même titre que la philologie ou que l'étude critique des textes (même si j'ai mes méthodes de travail personnelles). L'histoire des sciences est une science impure, au sens où Maurice Lombard disait que l'histoire économique est une science impure (parce qu'elle fait appel à l'économie, par exemple).

Florian 17/06/2007 09:36

Bon... Je crois qu'on peut voir les choses de deux façons. Personnellement, même si je prends vos réserves en comptes, je pense que l'agreg n'a pas que des effets positifs : elle fait perdre du temps à ceux qui ne veulent pas être prof en Lycée/Prépa et perpétue quand même l'hégémonie d'une certaine philosophie et pas de la philosophie en général (comme le disait un prof : "dans votre colle, évitez de citer plus d'un auteur analytique, et pas trop longuement SVP, etc.). Il est des domaines où il serait dommage de sélectionner un candidat principalement sur le critère de l'Agreg : on peut avoir raté l'Agreg (= non-maitrise de la dissertation) et être le meilleur candidat pour la recherche en philosophie du langage et en sémantique formelle (quoique certains être admirables semblent pouvoir combiner les deux, je pense par exemple à Ludwig à Paris IV).Quant à l'histoire des sciences qui ne serait qu'une philologie (= étude des textes scientifiques anciens), c'est une vision un peu réductrice. L'autre jour par exemple j'ai assisté à une conférence d'un doctorant qui tentait d'expliquer pourquoi, dans l'histoire du calcul différentiel, c'était le modèle de Newton qui avait triomphé et pas celui de Leibniz (malgré une première victoire de Leibniz, dont on conserve du coup les notations). Sa thèse faisait appel à des outils sociologiques mais aussi psychologiques, ainsi qu'à des modèles d'épidémiologie culturelle, afin de proposer une véritable étiologie historique. On est loin, ce me semble, de la pure philologie (et si vous me répondez que ce n'est pas de l'histoire des sciences, j'aimerais savoir pourquoi).

oyseaulx 16/06/2007 18:44

« Alors, la compétence pointue, c'est la pipe ? dit le docteur Cottard. » Plus généralement, les comités de rédaction des revues dites savantes constituent un système de terreur autrement terrible que les jurys d'agrégation, puisque les contributions ne sont jamais anonymes et que, seule, compte la recommandation du directeur de recherches. En outre, les experts ne lisent jamais les textes proposés qu'ils sont d'ailleurs incapables de comprendre. Nous nous souvenons de tel « historien des sciences » ignorant le latin, de tel autre qui n'a jamais vu un manuscrit grec de sa vie, et qui n'en continuent pas moins de barrer la route à des étudiants de valeur et à de vrais travailleurs, rejetés vers la précarité, voire la clochardisation, comme nous écrivions. Ce système représente donc une aggravation sans précédent des moyens de pression dont dispose le directeur de recherches, puisque les étudiants sont totalement à sa merci. Nous avons connu ce mode de recrutement en Italie, avec les conséquences que l'on sait : une université de lèche-bottes. Le seul mode de recrutement qui nous débarrasse des réseaux d'influence est de suivre le rang au classement à l'agrégation.

Florian 16/06/2007 10:47

De plus dans l'université française, les profs qui pratiquent ces matières sont pas forcément ceux qui ont le plus de poids (puisque ce n'est pas encore des matières classiques et extrêmement développées dans le milieu universitaire actuel) - ce qui fait que pour avoir un poste à la Fac, il faut vraiment être brillant. Personnellement, il me semble que le piston est plus fort dans les domaines classiques. On pourrait par exemple se demander pourquoi au final les philosophes français analytiques partent plus à l'étranger que les autres, alors même qu'ils n'en avaient pas forcément envie.

Florian 16/06/2007 10:43

Eh bien non... Puisqu'il faut justement des connaissances précises (visibles plus facilement sur un CV). De plus, pour ce qui est des sciences cognitives et des autres milieux qui adoptent le modèle anglo-saxon, ils adoptent le système de même origine du "je publie des articles dans des revues scientifiques" et du "plus j'ai publié d'article, mieux c'est" - ce qui offre un certain critère plus objectif de la valeur d'un candidat

oyseaulx 16/06/2007 02:48

Evolution pernicieuse, qui aggrave le coefficient reconnu à la pipe et au piston, et, d'une façon générale, des allégeances personnelles, dans l'attribution des postes et accuse la médiocrité des recrutements. Quant à l'histoire des sciences, il s'agit, à notre sens, d'une discipline philologique.

Florian 15/06/2007 16:10

Oulah ! Avant de crier à la théorie du complot, je pense que les appels de M.Wolff (pour dire de qui il s'agit) ont un autre sens que je vais essayer de préciser.Tout d'abord, en restant "dans les institutions", on peut faire de la philo en faisant deux choses :- de l'enseignement- de la rechercheJusqu'à il y a peu, et grâce à la grande hyporcrisie des institutions, l'agreg était officiellement requise uniquement pour la philo en Lycée/Prépa mais ne touchait en rien la Fac. Officieusement, l'agreg a toujours un grand poids pour une candidature à la Fac.Mais ce dernier poids est en train de diminuer, et cela pour deux raisons qui n'ont rien à voir avec une conspiration bourgeoise :- ouverture des frontières universitaires : les étrangers s'en foutent de l'Agreg qui perd ainsi son prestige / de plus, l'influence de la philosophie analytique se fait grandissante, et ce n'est pas un tyoe de philosophie très "fan" de concours rhétorique et à forte composante "histoire de la philosophie"- l'Agreg devient de + en + difficile au fur et à mesure que le nombre de postes diminue, de telle sorte que ne pas l'avoir devient de moins en moins grave (ce n'est plus un critère de nullité mais de non-exceptionnalité)Les autres manières de faire de la philosophie désignent ainsi les branches de la philosophie qui sous ces influences ne portent plus beaucoup d'intérêt (voire aucun) à l'Agreg. On peut citer :- Philosophie des Sciences / Histoire des Sciences- Philosophie Politique en interaction étroire avec des problèmes juridiques- Sciences Cognitivesetc.Id est : les domaines où l'on préfère des compétences précises sont préférées à la "culture générale et historique en philosophie où l'on préfère les auteurs morts" et qui subissent de fortes influences anglo-saxonnes.

oyseaulx 14/06/2007 15:25

Il faut réagir fermement contre l'intoxication à laquelle se livre ce directeur de département de l'ENS. Cela fait partie d'une campagne qui vise à discréditer les agrégations et les concours en général comme mode de recrutement où des oyseaulx, même issus de Paris 8 (si ! si !), conservent leurs chances en dépit de leur bec crochu, au bénéfice de modes de recrutement sur postes profilés et curriculum où ils n'auraient plus aucune chance et seraient condamnés à une précarité et à une clochardisation dont nous connaissons maint exemple. Accessoirement, il s'agit aussi, pour les classes dominantes, de vider encore un peu plus l'enseignement secondaire de sa substance, de façon à exercer sa domination idéologique et politique sur des masses sciemment maintenues dans l'ignorance. Que tel est, aujourd'hui, la fin que se propose l'enseignement secondaire n'est pas un secret ; il suffit d'aller voir.

Quant aux normaliens refusés, cela est arrivé aux plusieurs illustres d'entre eux, tel Sartre et Foucault, et cela ne fait rien ; on recommence. Il faut aussi souligner que la structure des deux concours et même les critères de correction ne sont pas les mêmes dans les deux concours et que, de ce fait, le succès à l'un ne préjuge pas nécessairement d'un succès à l'autre (le concours de l'ENS favorise les « brillants », celui de l'agrégation, les « scolaires », et il n'est pas sans intérêt qu'il existe une voie de sortie pour étudiants travailleurs).

Quant aux « autres façons de philosopher », on n'ose tout simplement imaginer ce que recouvre cette expression jospiniste : « ontologie du poulet » au service des industriels de l'alimentaire ?

Florian 13/06/2007 20:51

normalien agrégé" c'est un pléonasme quant à la philosophieCa fait 3 ans que je suis à l'ENS et ça fait trois ans que le directeur du département de Philosophie multiplie les appels pour nous expliquer que l'agrégation n'est pas un passage obligé et qu'il existe de nombreuses autres façons de philosopher. Comme quoi, il faut se méfier des préjugés... Il y a des normaliens qui ne passent pas l'agreg.Et puis il y a des normaliens qui passent l'agreg et qui ne l'ont pas... si si !