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Publié par Anthony

Voici un lexiqiue des concepts et notions employés par Deleuze (et aussi Guattari, noté Gua). Il grossira au fil du temps. Il y a des annexes plus spécifique sur la philosophie et sur la lecture de Deleuze de Nietzsche. Pour les abréviations des oeuvres reportez-vous à la bibliographie finale. Anthony.

Affect-affection : pour faire la différence entre affect et affections : « des états de corps (affections) et des variations de puissance (affects) » DzCC_175.

Affectivité : « pouvoir d'être affecté » DzNP_70

Amour : « L’amour naît et se nourrit d’interprétation silencieuse » DzPS_14. « L'amour plus lucide renonce par principe à toute communication » DzPS_54. « La mémoire du jaloux … elle veut emmagasiner pour que ‘lintelligence dispose de la matière nécessaire à ses interprétations prochaines » DzPS_66.

Bégayer : « balbutier, qui est une mise en suspens, plutôt que bégayer, qui est une reprise, une prolifération, une bifurquation, une déviation. » DzCC_73

Bien : « Seul le Bien peut fondée l'affinité supposée de la pensée avec le vrai » DzDR_172 voir Lois. « Le bien et le mal sont des valeurs nouvelles, mais quelle étrangeté dans la manière de créer ces valeurs ! on les crée en renversant le bon et le mauvais. On les crée non pas en agissant, mais en se retenant d'agir. Non pas en affirmant, mais en commençant par nier. C'est pourquoi on les dit non créées, divines, transcendantes, supérieures à la vie. » DzNP_139

Cercle : « L'image du cercle témoignerait plutôt pour la philosophie d'une impuissance à comencer véritablement, mais aussi à répéter authentiquement. DzDR_170

Concepts : « Le philosophe [tragique] forme des concepts qui ne sont ni éternels ni historiques, mais intempestifs et inactuels » DzNP_122 « L'important c'est d'où viennent les concepts ? Qu'est-ce qu'une création de concepts ? » DzID_196

Critique : « Si la besogne critique de la philosophie n'est pas reprise à chaque époque, la philosophie meurt DzNP_122. Le philosophie comme critique nous dit le plus positif d'elle-même : entreprise de démystification » DzNP_121

Délire : « Chaque formation délirante s'approprie des milieux et des moments très variés qu'elle accorde à sa manière ». DzCC_73 « Les formations délirantes sont comme des noyaux de l'art. Mais une formation délirante n'est pas familiale ou privée, elle est historico mondiale

Désir (libération du), Gua : « Tant qu'on en reste à une alternative entre le spontanéisme impuissant de l'anarchie et le codage bureaucratique et hiérarchique d'une organisation de parti, il n'y a pas de libération de désir » GuaID_372 « Désir libéré cela veut dire que le désir sort de 'limpasse du fantasme individuel privé : il ne s'agit pas de l'adapter, de le socialiser, de la discipliner, mais de le brancher de tel sorte que son procès ne soit pas interrompu dans un corps social et qu'il produise des énonciations collectives » GuaID_372

Empirisme : « C'est le génie de l'empirisme que l'on comprend si mal : cette création de concepts à l'état sauvge, qui parlent au nom d'une cohérence qui n'est pas la leur, ni celle de Dieu, ni celle du Moi, mais d'une cohérence toujours à venir, en déséquilibre par rapport à elle-même. La philosophie manque d'empirisme » DzID_196

Forces (rapport de) : « Le rapport des forces est déterminé dans chaque cas pour autant qu'une force est affectée par d'autres... » DzNP_70. voir affectivité.

Fragment et totalité DzCC_75+

Hiatus cf. vitesse absolue

Idées : « Mais l'Idée, ou l'abstrait, n'a pas de transcendance. L'idée s'étend à travers l'espace, elle est comme l'Ouvert... » DzCC_144
« en transmuer la perception ou en « abstraire » une Vision. » DzCC_146.
« Dégager les idées cinématographiques c’est donc extraire des pensées sans les abstraire, les saisir dans leur rapport intérieur avec les images-mouvement DzRF_194.
« Ce que j’appelle Idées, ce sont des images qui donnent à penser DzRF_194.

Idiot : « L'idiot est de l'ordre de la raison naturelle » Descartesz ne peut même pas dire que l'homme est un animal raisonnalbe... « L'hommme de la raison naturelle s'oppose à l'homme de la raison savante si bien que le cogito sera l'énocé de l'idiot » (cours du 2 déc. 1980).

Images : « Mais les concepts eux-mêmes sont des images, ce sont des images de la pensée » DzRF_197. « Ce que j’appelle Idées, ce sont des images qui donnent à penser » DzRF_194.

Immortalité : « La croyance en l'immortalité c'est-à-dire la doctrine du jugement » (citation de Nietzsche) DzCC_51

Infini : « Artaud ne cessera d'opposer à l'infini l'opéraiton d'en finir avec le jugement de Dieu. » DzCC_159

L'intempestif, ce « quelqu'un, ne fût-ce qu'un, avec la modestie nécessaire, qui n'arrive pas à savoir ce que tout le monde sait, et qui nie modestement ce que tout le monde est censé reconnaître. Quelqu'un qui ne se laisse pas représenter, mais qui ne veut pas davantage représenter quoi que ce soit. DzDR_171 « Quand Nietzsche [le grand intempestif] s'interroge sur les présupposé les plus généraux de la philosophie, il dit qu'il sont essentiellement moraux, car seule la Morale est capable de nous persuader que la pensée a une bonne nature et que le penseur a une bonne volonté, et seul le Bien peut fonder l'affinité présupposée de la pensée avec le Vrai ». DzDR_172

Intensité :
« Ces états vécus dont je parlais tout à l’heure, pour dire qu’il ne faut pas les traduire en représentation ou en fantasme, qu’il ne faut pas les faire passer par les codes de la loi, du contrat ou de l’institution, qu’il ne faut pas les monayer, qu’il faut au contraire en faire des flux qui nous portent toujours plus loin, plus à l’extérieur, c’est exactement l’intensité, les intensités. L’état vécu pas du subjectif ou pas forcément » DzID_359.
« L’intensité a à voir avec les noms propres… tout ces noms propres… ce ne sont ni des signifiants ni des signifiés, mais des désignations d’intensiés » DzID_359.

Intériorisation de la force DzNP.
« L'intériorité ne cesse pas de nous creuser nous-même, de nous scinder nous-même, de nous déboubler bien que notre unité demeure. » DzCC_45

Interprétation
. A ce terme Deleuze préfère celui de machination
Machiner le texte de Nietzsche, chercher avec quelle force extérieure actuelle il fait passer quelque chose un courant d’énergie DzID_358.

Intervalle cf. vitesse absolue.

Juge (homonome) : = « un tiers apte à résoudre les contradictions des masses. » DzID_371 « Foucault réagit en dénonçant le tiers, en disantt que, si justice populaire il y a elle ne passe par un tribunal » DzID_372 Les Tems Modernes, « Nouveau Fascisme. Nouvelle Dmocratie », juin 1972.

Libération (agencement collectif se substitue à communauté) : J'ai beaucoup de mal à imaginer une petite communauté libérée qui se maintiendraitau traves

Littérature mineure : « Une littérature mineure ne se définit pas par une langue locale qui lui serait propre, mais par un traitement qu'elle fait subir à la langue majeure. ... Ainsi faire bégayer la langue elle-même, au plus profond du style, est un procédé créateur qui traverse les grandes oeuvres. ... Et chaque fois qu'une langue est soumise à de tels traitements créateurs, c'est le langage tout entier qui est porté à sa limité, musique ou silence. DzCC_73-74. « Kafka Disait que dans une littérature mineure, c'est-à-dire de minorité il n'y a pas d'histoire privée qui ne soit immédiatement publique, politique ou populaire : toute littérature devient « l'affaire du peuple », et non d'individus exceptionnels.. » (Kafka, Journal, livre de poche, p. 181-182) DzCC_76.

* Sélectionner les cas singuliers et les scènes mineures est plus important que toute considération d'ensemble [ou d'esprit en surplomb] DzCC_77
** Rendre la langue convulsive... c'est une phrase presque folle, avec ses changements de direction, ses bifurcations, ses rptures et ses sauts, ses étirements, ses bourgeonnements, ses parenthèses DzCC_77

Lois : « La loi se définit comme pure forme d'universalité » DzCC_46 « La conscience antique nous parle des lois, parce qu'elles nous font connaître le Bien ou le meilleur dans de telles conditions : les lois disent le Bien d'où elles découlent. Les lois sont une « seconde ressource », un représentant du Bien dans un monde déserté par les dieux. Quand le véritable Politique est absent, il laisse des directives générales que les hommes ont à connaître pour se conduire. Les lois sont donc l'imitation du Bien dans tel ou tel cas, du point de vue de la connaissance. » DzCC_45

Mal : voir Bien et voir méchanceté. « Le méchant subjectivement c'est quelqu'un qui se trompe. ... D'où la formule de Socrate : Nul n'est méchant volontairement ... toute volonté est volonté d'un bien (pour Socrate). ... Cette philosophie là qui nous dit que le mal n'est rien, qui nous le dit sur deux modes, sur deux registes, objectivement le mal est pure négation et il n'y a pas d'être du négatif et qui nous le dit subjectivement : vous ne pouvez pas vouloir le mal parce que c'est contradictoire, vous ne pouvez que vouloir un bien. Nul n'est méchant volontairement... Ils pataugent dans quel élément ces philosophes ? Ils sont dans quel élément ? Ils sont dans l'élément du jugement. Toute la philosohie va être rapportée à un système du jugement. Et c'est peut-être cela que la philosophie a inventé d'abord. Je crois que la philosophie est né avec un système du jugement. Le méchant est celui qui juge mal. » (cours du déc. 1980)

Méchanceté : « l'esclave a d'abord besoin de poser que l'autre est méchant » DzNP_136. Si pour Nietszche la méchanceté est rare elle est pour Deleuze l'une des deux formes du mal : « Le mal a toujours eu deux formes : le malheur et la méchanceté. Le mal du malheureux et le mal du méchant. Or ça manquait pas dès les Grecs des méchants et des malheureux. Ce qui fait qu'il y a du mal à première vue, c'est que les méchants et les malheureux ce ne sont pas les mêmes. Si les méchants étaient malheureux, les malheureux méchants, le mal se détruirait et il y aurait une suppression du mal. » (2 déc. 1980) (cf Sade les malheurs de la vertu et les prospérités du mal)

Méthode : « La méthode est un artifice, mais par lequel nous rejoignons [une] nature de la pensée » DzNP_118.

Minorité cf. Littérature mineure

Morale, Kant : « Sera morale toute action dont la maxime pourra être pensée sans contradiction comme universelle, et dont le motif n'aura pas d'autre objet que cette maxime » DzCC_46

Nouveauté : « Le propre du nouveau, c'est-à-dire de la différence, et de solliciter dans la pensée des forces qui ne sont pas celles de la reconnaissance, ni aujourd'hui ni demain, des puissance d'un toute autre modèle, dans une terra incognita jamais reconnue ni reconnaissable. » DzDR_177

Pensée : Ce que j’appelle une pensée, ce n’est pas le contenu de la question, qui peut être abstrait et banal (où allons-nous, d’où venons-nous ?), mais c’est cette remontée formelle de la situation à une question enfouie, cette métamorphose des données DzRF_195. « La pensée n’est rien sans quelque chose qui force à penser, qui fait violence à la pensée. Plus important que la pensée, il y a ce qui « donne à penser » DzPS_117 « Lorsque Heidegger annonce : nous ne pensons pas encore, une origine de ce thème est chez Nietzsche » .DzNP_123. « Plus douteux Penser, c’est toujours interpréter, c’est-à-dire expliquer, développer, déchiffrer, traduire un signe. Traduire, déchiffrer, développer sont la forme de la création pure. … il n’y a que des sens impliqués dans des signes » DzPS_119

Reconnaissance
(cf. Kant Recognition) : « concordance des facultés fondée dans le sujet pensant, comme universel, et s'exerçant sur l'obet quelqconque » DzDR_175-176, « exercice concordant de toutes les facultés sur un objet supposé le même DzDR_175

Resignation : Freud a montré que, si le devoir suppose en ce sens le renoncement aux intérêts et inclinations, la lois s'excera d'autant plus rigoureusement que notre renoncement sera profond DzCC_46 cf. Lois

Révolution : On nous dit que les révolutions tournent mal, ou que leur avenir engendre des monstres : c’est une vielle idée, on n’a pas attendu Staline, c’était déjà vrai de Napoléon, de Cromwell. Quand on dit que les révolutions ont un mauvais avenir on a rien dit encore sur le devenir révolutionnaire des gens. Si les nomades nous [Félix et moi] ont intéressés, c’est qu’ils ont un devenir, et ne font pas partie de l’histoire… Mai 68 fut un devenir faisant irruption dans l’histoire, c’est pour ça que l’histoire l’a si mal compris, et la société historique, si mal assimilé. DzP_209.

Rythme
: = « enchaînement de figure qui composent et décomposent leur rapport » DzCC_176

Signes : (deux approches chez Deleuze outre la taxinome d'image dans Image-Mouvrement)
Du point de vue de la compréhension, « Ce qui force à penser c’est le signe. » DzPS_118 « Nous vivons sur un certaine image de la pensée, c'est-à-dire que avant de penser, nous avons une vague idée de ce que signifie penser, des moyens et des buts. Et voilà qu'on nous propose une tout autre idée, une otut autres image. Proust, par exemple c'est l'idée que toute pensée est une agession, vient sous la contrainte d'une signe, qu'on ne pense que contraint et forcé. » DzID_193.
Du point de vue de la connaissance, « il semble que contrairement à ce que nous croyions, les signes ou les affects ne soient et ne puissent pas être un éléments positif de l'Ethique, encore moins une forme d'expression » DzCC_178 « Les signes n'ont pas pour référent direct des objets. Ces sont des états de corps (affections) et des variations de puissance (affects) qui renvoient les uns aux autres. Les signes renvoient aux signes. Ils ont pour référent des mélange obscure de corps et des variations obscurs de puissance. » DzCC_175 Ils constituent le Sombre dans la relecture que Deleuze fait de Spinoza : « le Sombre n'est que l'ombre, un effet de lumière, une limite de la lumière sur des corps qui réfléchissent (affection) ou l'absorbent (affets). » DzCC_175
Structure DzCC_176

Style : « il y a beaucoup d'indices ou de procédés divers que l'écrivain peut tendre à travers la langue pour en faire un style. » DzCC_73

Subjectivation : cf. Foucault DzP_206-207

Subjectivité : Nouvelle subjectivité = capacité d’énergie DzRF_217.

Temps : « le temps pourra donc être défini comme l'affect de soi par soi. » DzCC_44

Vérité : « Le concept de vérité ne se détermine qu'en fonction d'une typologie pluraliste DzNP_120. « Et dans l'intempestif, il y a des vérités plus durables que les vérités historique et éternelles réunies : les vérités du temps à venir DzNP_122. « Il est vain de prétendre remanier la doctrine de la vérité, si l'on ne recense pas d'abord les pstulats qui projettent de la pensée cette image déformante. » DzDR_173.
Importance (indication ou référence) se subsittue à la Vérité : Les notions d’importance, de nécessité, d’intérêt sont mille fois plus déterminantes que la notion de vérité. Pas du tout parce qu’elle la remplace mais parce qu’elle mesurent la vérité de ce que je dis. Même en mathématiques : Poincaré disait que beaucoup de théories mathématiques n’ont aucune importance, aucun intérêt. Il ne disait pas qu’elles étaient fausses, c’était pire DzP_177.
« Vérité signifie effectuation de la puissance, élévation à la plus haute puissance » DzNP_117
« Le chercheur de vérité, c’est le jaloux qui surprend un signe mensonger sur le visage de l’aimé. C’est l’homme sensible en tant qu’i rencontre la violence d’une impression » DzPS_119.

Vieillir cf. DzPS_63

Vitalisme :
« Tout ce que j’ai écrit était vitaliste, du moins je l’espère » DzP_196

Vitesse absolue des figures de lumière : « Les vitesses peuvent être absolues et pourtant plus ou moins grandes » « C'est comme si l'on sautait de la vitesse relative (la plus grande) à la vitesse absolue » DzCC_187
« L'intervalle, l'hiatus ont pour fonction de rapprocher au maixmum des termes distants commes tels, et d'assuer ainsi une vitesse de survol absolu » DzCC_187

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SUR LA PHILOSOPHIE
« Spinoza ou Nietzsche sont des philosophes dont la puissance critique et destructrice est inégalable, mais cette puissance jaillit toujours d'une affiramtion, d'une joie, d'un culte de l'affirmation et de la joie, d'une exignece de la vie contre ceux qui la mutilent et la mortifient. Pour moi c'est la philosophie elle-même » DzNP_122
« L'image du philosophe [tragique ou intempestif] est constamment obscurcie [par celle du philosophe académique ou moraliste] ... [il est] celui qui doit se masquer de sagesse pour survivre » DzNP_122 « Ce qu'il [le philosophe académique] pose comme universellement reconnu c'est seulement ce que siginifie penser, être et moi, c'est-à-dire non pas un ceci [indication déictique], mais la forme de la représentation ou de la reconnaissance en générale. » DzDR_171 D'après l'image morale de la pensée, « la pensée est en affinité avec le vrai, possède formellement le vrai et veut matériellement le vrai. Et c'est sur cette image que chacun sait, est censé savoir ce que signifie penser » DzDR_172. « Le tort de la philosophie, c’est de présupposer en nous une bonne volonté de penser, un désir, un amour du vrai. Aussi la philosophie n’arrive-t-elle qu’à des questions abstraites, qui ne compromettent personne et ne bouleversent pas.» DzPS

Bergson : Même s'il faut faut dissocier Bergson du bergsonisme, Deleuze fait du bergsonisme une « philosophie conservatrice.» DzID_200.

Hegel : « L'entreprise de « charger.» la vie, de l'accabler de tous les fardeux, de la réconcilier avec l'Etat et la religion, d'y inscrire la mort, l'entreprise monstrueuse de la soumettre au négatif, l'entreprise du ressentiment et de la mauvaise conscience s'incarnent phisophiqiement dans Hegel. ... il a inspiré naturellement tous les langage de la trahison » (cf. taître). DzID_200.

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SUR NIETZSCHE
Art ou Puissance du faux : « L'art [tragique] est la plus haute puissance du faux, il magnifie le monde en tant qu'erreur » VO, projet de préfce, 6. DzNP_117
« L'activité de la vie [réactive] est comme une puissance du faux, duper, dissimuler, éblouir, séduire » DzNP_117
« L'art [tragique] est le contraire d'une opération désintéressée : il ne guérit pas, ne calme pas, ne sublime pas, ne désintéresse pas... » DzNP_116
La Bêtise et la bassesse DzNP_122 : « La bêtise est une structure de la pensée comme telle : elle n'est pas une manière de se tromper, elle exprime en droit un non-sens dans la pensée
Connaissance : « Nietzsche reproche souvent à la connaissance sa prétention de s'opposer à la vie, de mesurer et de juger la vie, de se prendre pour la vie elle-même
simple moyen subordonné à la vie la connassance s'est érigée en fin, en juge, en instance suprême VP°I et II. » DzNP_
Culture : « Culture signifie dressage et sélection, Nietzsche appelle le mouvement de la culture « la moralité des mœurs » DzNP_152. La culture, au contraire, est une violence subie par la pensée, une formation de la pensée sous l'action de forces sélectives, un dressage qui met en jeu tout l'incoscient du penseur » DzNP_124.
Ironie apparaît plutôt dans un doute sur le devenir de la culture » DzNP_124.
Douleur : « multiplication de la douleur par intériorisation de la force » DzNP_147
Erreur : « à la différence du concept intemporel d'erreur, la bassesse [et la bêtise] ne se sépare[nt] pas du temps » DzNP_122. « L'erreur tel serait le seul effet, dans la pensée comme telle, des forces extérieures qui s'opposent à la pensée » DzNP_118
Eternel retour : « … des notes de 1881-1882 nous disent au moins ce que l »éternel retour n’est pas selon Nietzsche. Il n’est pas un cycle, il ne suppose pas l’Un, le Même, l’Egal ou l’équilibre. Il n’est pas un retour du Tout. Il n’est pas un retour du Même, ni un retour au Même. Il n’a donc rien de commun… avec la pensée d’un cycle… qui revient au même » DzID_328. cf. DzID_172-173
Ethique et ontologie http://paris4philo.over-blog.org/article-4840187.html > « Par deux fois dans Zarathoustra Nietzsche nie que l’Eternel Retour sout un cercle qui fasse revenir le même …il est inséparable d’une sélection, d’une double sélection. D’une part sélection de vouloir ou de pensée… D’autre part sélection de l’Etre… seul est apte à revenir ce qui devient au sens le plus plein du mot. …l’Etre appartient au devenir et n’ appartient qu’à lui » DzRF_190 ;
« Le monde de l’éternel retour est un monde en intensité, un monde de différences, qui ne suppose ni l’Un ni le Même » DzID_177.
Esprit : « Ils disent : vous voyez, Nitzsche prend la mauvaise conscience au sérieux, il en fait un moment pour le devenir-esprit de la spiritualité. Sur ce que Nietzsche fait de la spiritualité, ils passent vite parce qu'ils sentent le danger » DzID_359-360
Génie : « il fallut que l'instinct de ressentiment, devenu génie, s'inventât un autre monde » AC°24 DzNP_143
Habitude : « Toute habitude est arbitraire mais est naturelle l’habitude prendre des habitudes » DzNP_153
Intériorisation et mauvaise conscience : « Intériorisation de la force puis de la douleur » DzNP_150
Maître-esclave : « La notion nietzschéenne d’esclave ne désigne pas nécessairement quelqu’un de dominé, par destin ou condition sociale, mais qualifie aussi bien les dominants que les dominés, dès que le régime de domination passe par des forces réactives et non pas actives DzID_ ou DzRF_
Malentendu et contresens : « On voit donc que si Nietzsche donne lieu à des contresens légitime, il y a aussi des contresens tout à fait illégitimes, tout ceux qui s'expliqent par l'esprit de sérieux, par l'esprit de lourdeur, par le singe de Zarathoustra, c'est-à-dire le culte de l"interioriité » DzID_360
Sérieux : voir Esprit

Surhomme : « L’overman, c’est le point focal où le réactif est vaincu (ressentiment et mauvaise conscience), et où le négatif fait place à l’affirmation. » DzRF_191.

Tonalité « ton » DzNP_94
Volonté de puissance : Volonté de puissance et affectivité DzNP_70-71
« Que veut dire la « volonté de puissance » ? Surtout pas que la volonté veuille la puissance... » DzNP_90




Bibliographie :

DzAŒ     Gilles Deleuze & Félix Guattari, Anti-Œdipe, éd. de Minuit,  1972

DzB        Gilles Deleuze, Le bergsonisme, PUF, 1966.

DzCC      Gilles Deleuze, Critique et clinique, éd. de Minuit,  1993

DzD        Gilles Deleuze & Claire Parnet, Dialogues, éd. Flammarion, (1977), augm. 2002

DzDR      Gilles Deleuze, Différence et répétition, PUF, 1969

DzF         Gilles Deleuze, Foucault, éd. de Minuit,  1986

DzID       Gilles Deleuze, L’île déserte et autres textes. Textes et entretiens 1953-1974, éd. de Minuit,  2002.

DzIM      Gilles Deleuze, Cinéma 1 - L’image-mouvement, éd. de Minuit,  1983

DzIT       Gilles Deleuze, Cinéma 2 - L’image-temps, éd. de Minuit,  1985

DzLS       Gilles Deleuze, Logique du sens, éd. de Minuit,  1969

DzMP     Gilles Deleuze & Félix Guattari, Mille plateaux, éd. de Minuit,  1980

DzN        Gilles Deleuze, Nietzsche, PUF, 1965

DzNP      Gilles Deleuze, Nietzsche et la philosophie, PUF, 1962

DzP         Gilles Deleuze, Pourparlers, éd. de Minuit,  1990

DzPS       Gilles Deleuze, Proust et les signes, PUF, 1964 - éd. augmentée, 1970

DzQP      Gilles Deleuze & Félix Guattari, Qu'est ce que la philosophie ?, éd. de Minuit,  1991

DzRF      Gilles Deleuze, Deux régimes de fous. Textes et entretiens 1975-1995, éd. de Minuit,  2002.

DzSE       Gilles Deleuze, Spinoza et le problème de l’expression, éd. de Minuit, 1968

DzSP       Gilles Deleuze, Spinoza - Philosophie pratique, éd. de Minuit,  1981

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Mr_Z 12/07/2009 12:41

Merci bien !(un coquille à Idées : "extraire des pensées dans les abstraire") 

Anthony 12/07/2009 13:03


Coquille corrigée de suite. Faute de frappe... sans les abstraire.

Merci :)


Christine Ballivet 05/06/2007 12:07

Ce n'est pas encore un commentaire, pas du tout. J'aimerai simplement savoir en premier, où je peux trouver la correspondance entre les abréviations et les titres: par ex DzDR, doit être "Différence et Répétition", mais je ne connais encore qu'un tout petit nombre d'oeuvres.
merci

Anthony 05/06/2007 13:21

Petit oubli de ma part. J'avais la tête ailleurs. Résolu en bas de post.Merci Christine :)