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Publié par Paris8philo

Lundi dernier sur France 2, il y avait une émission intéressante sur les autres formes d'économie. Nous essayerons sur ce blog, comme nous l'avons déjà fait de les mettre en avant. Pour cette fois parlons des scop.

La Scop (Société Coopérative de Production) est une société commerciale qui vit et se développe dans le secteur concurrentiel avec les mêmes contraintes de gestion et de rentabilité que toute entreprise. Son originalité : les salariés sont associés majoritaires de l'entreprise dont ils détiennent au moins 51% du capital. Tous les salariés ont vocation à devenir associés dans des modalités définies par les associés existants et avec leur accord.



La devise des scop pourrait être "réussir économiquement, entreprendre autrement".

En étant associés majoritaires de la Scop, les salariés décident ensemble des grandes orientations de leur entreprise et désignent leurs dirigeants (gérant, conseil d'administration, etc.). Ils décident également du partage des bénéfices qui ont une double vocation : privilégier ceux qui travaillent dans l'entreprise, sous forme de participation, d'intéressement, voire de dividendes, et penser aux générations futures en constituant des réserves qui consolident les fonds propres et garantissent la pérennité de l'entreprise. Enfin, l'esprit Scop favorise l'information et la formation des salariés, condition nécessaire pour acquérir l'autonomie, la motivation et l'esprit de responsabilité que requiert un monde économique devenu incertain.

La Scop peut accueillir tous types d'associés extérieurs, dans la limite de 49% du capital et de 35% des droits de vote, attribués comme pour le salarié selon le principe " une personne = une voix ", quel que soit le montant du capital détenu.

Nés au XIXème siècle, les principes qui fondent les coopératives sont aujourd'hui plus modernes que jamais : mise en commun des moyens pour être plus forts ensemble, fonctionnement démocratique, accession à la responsabilité et à l'initiative économique. En un mot : mettre les hommes et les femmes qui travaillent au cœur de leur entreprise.

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Deux exemples de scop, donés lors de l'émisison de France 2 :
Tickets déjeûner (1400 employés dirigés par un anicen comercial ex-délégué syndical FO 7500€ par mois) 500 millions de tickets pour 15 millions de personnes
CERALEP (20 employés actionnaires dirigés par un ex-tourneur ex-délégué syndical CGT 2000€ par mois) 400 000 € de bénéfice en 2006. Ses ouvriers ont repris l'unsine et racheté avec 100 000 € l'entreprise que comptait fermer un fond de pension américain, qui en fait avait diminuer les commande pour mieux fermer où délocaliser un savoir-faire qui sert notamment aux "hélices" de céramique des ligne à haute tension : savoir-faire rare et pourtant viable. Après la reprise de l'usine par ses ouvriers derrière leur responsable de la sécurité, le chiffre d'affaire ainsi que le rendement ont augnmenté de 30 % (chiffres appromatifs). 



Un parallèle avec le commerce équitable permet de souligner combien la question du sens (c'est-à-dire la gestion de la valeur et de l'intérêt dans un système hérarchique) a son importance dans les formes d'économie alternative. Le commerce équitable, si l'on en croit, Tristan Lecomte (Président-Fondateur d'Alter éco) ou Jacques Attali (PlaNet Finance), le développement du commerce équitable ou de la micro-finance est un moyen pour ceux qui y travaille de donner un sens à leur vie. Nous y reveindrons dans cette rubrique sur l'ECONOMIE ET LES MEDIAS. De tout cela on en parle assez peu.
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