Archives

Publié par Anthony et Manuel

Rapide lecture en quelques points de Langage ordinaire et métaphysique Strawson, ouvrage collectif édité par Sandra Laugier et J. Benoist. Ce ne sont que des citation pour l'essentiel) 



1. La métaphyisque descriptive de Strawson

Le style métaphysique de Strawson défendu dans Les individus se tout autant l'héritier de la pilosophie critique de Kant que de la philosophie thérapeutique du second Wittgenstein. Ce double patronnage est d'autant plus surprenant qu'il invoque le noms de deux philosphe les plus communément attachés, aujourd'hui, au rejet de la métaphysique. Mais c'est justement parce que la métaphysique ne peut se passer outre les critiques de Kant - il n'y a pas de discours thoéirque intelligible en dehors de ceux qui portent sur l'expérience - et de Wittgenstein - Il n'y a pas de discours intelligible en dehors de ceux qui s'articulent à une forme de vie - qu'elle doit à tout prix les incorporer. En d'(autres termes, si [/] la métaphysique a un avenir après Kant et Wittgenstei, elle soit, pour Strawson, devenir " descriptive". GitPLMS_13-14

citation de strawson / " La tâche métaphysique [...] consiste à expliquer quels sont les concepts et les catégories les plus généraux que nous employons en organisant notre expérience [...]. En accomplissant cette tâche, il semble que nous ne maqurons pas d'expliquer, de plus, notre conception générale de la réalité, de ce qui existe; donc d'expliquer la nature de notre ontologie de base effective [Analyse et métaphysique, p. 48] " GitPLMS_14

a. méthode analytique

Quoiqu"il en soit, l'idée de métaphyisque descripitve ne s'en rattache pas moins à la tradition analytique, et plus exactement au tournant, appelé parfois "tournant du langage ordianire ", que cette tradition a pris en Angleterre, de la fin des années 1940 à la fin des années 1950, sous l'impulsion de philosophes comme Wittgenstein à Cambridge, ou de philosophe comme Austin, Ryle et Strawson, à Oxford. GitLMS_17

D'accord avec ses collègues d'Oxford, Ryle et Austin, Strawson estime que l'étude systématique de la " grammaire" de nos expressions n'est pas seulement utile pour nous débarrasser de nos fantômes théoriques, mais qu'elle nous apprend des choses sur le monde et sur nous-mêmes.Elle nous apprend comment nous organisons notre expérienc, comment nous classons les phénomènes, en un mot, elle nous apprend comment nous concevons le monde [homonomie+hétéronomie] GitLMS_20

b. transcendantal :

voir LauLMS_85-116

La métaphysique est ici une nécessité transcendantale(bien que pour autant réelle) plus qu'autre chose : l'ontologie [issue d'une homonomie], dont Strawson a réouvert le débat, fait partie de ces conditions sous lesquelles nos discours et nos pensées peuvent faire sens [hétéronomie] et qui fixent pour eux, selon la formule de strawson, les " limites du sens ". B/LLMS_11

II est clair que la réflexion sur le transcendantal a tout à gagner à revenir à la question, centrale chez Schlick et Carnap, puis Quine, de la redéfinition possible de l'a priori synthétique. Le retour du refoulé transcendantal, en philosophie et en épistémologie, signifie en effet qu'on n'en a pas fini avec ces questions, et q ue le rejet quinien de la distinction analytique/synthétique ne les a pas fait disparaître, tout au contraire LauLMS_105

c. Individus et monades (cf. ontologie)

voir Valérie Debuiche, DebLMS_117. 140. 
Particulier : " c'est le concept d'une entité telle que, à la fois des prédicats attribuant des états de conscience, et des prédicats attribuant des caractéristiques corporelles, une situation physique, etc. sont, et sont également, à un seul individu de ce type unique " (Les individus, p. 114) _127

2. Strawson et Quine

Tout à la fois son [Strawson] retour à la métaphyisque est beaucoup plus authntique que celui de Quine qu'on salue parfois comme le réinventeur, au sein de la tradistion analytique, de l'ontologie. ... Strawson s'oppose à toute ontologie réductionniste (comme celle de Quine, avec lequel sur ce pont il entretien un débat incessant) qui n'acc BenLMS_10-11 (cf. Quine, On What there is, 1948).

Quine rejette dans son fameux texte " Deux dogmes de l'empirisme " en même temps que l'idée d'énoncé analytique, celle d'énoncé synthétique : mais sa crititque porte de fait sur l'idée d'une logique qui n'aurait rien à voir avec le réel, et qui serait simple affairede langage LauPLMS_108

La question est bien pour Quine, comme il le suggère dans Philosophy of Logic, de savoir si " la logique est un résumé des traits les plus généraux de la réalité, ou juste un effet de la convention linguistique " - avant de conclure, encore un argument transcendantal, que les deux questions sont vides, unsound or all sound. La logique, pour Quine, est liée au langage (par nature), mais elle n'est pas pour autant arbirtraire ni conventionnelle. LauPLMS_108

3. Strawson et Wittgenstein

Les deux naturalismes : Wittgenstein et Strawson. LauLMS_113 L'un et l'autre demandent une attention aux concepts ordinaires, appelant à une description réaliste de leur fonctionnement cf. point 1.] ... L'un et l'autre soutiennent une philosophie de la subjectivité centrée sur la personne plutôt que sur un quelconque sujet désincarné des expériences et des pensées

en refusant le rejet de toute métaphysiqye, c'est-à-dire en l'occurence de toute connaissance positive d'une structure conceptuelle caractéirisée par la nécessité des propositions vraies qui la décrivent (en tout cas d'un nombre significatif d'entre elles), Strawson rompt par là définitivement avec ce qu'on peut appeler un positivisme wittgensteinien... RaiLMS_

Pour Strawson, les critiques de Witgenstein n'invalident pas, en réalité, l'idée que la philosophie peut éclairer notre image du monde [attention avec cette expression]. Elles invalident pltôt l'idée que la philosophie devrait chercher à justifier une quelconque conception du monde. GitPLMS_19 Evidemment, tout philosophe qui tient à cette dernière [l'analogie thérapeutique] va montrer une certaine froideur envers la mise à jour des structures [homonomie] conceptuelles sous-jacentes. Selon son enseignement à lui [Wittgenstein], il ne faut rien chercher de sous-jacent. Il faut simplement observer l'emploi des concept qui vous intriguent des les diverses affaires humaines - les " formes de vie " - qui leur donnent tout leur signification. [...] il ne faut pas essayer d'établir une théorie générale. Voilà l'enseignement la doctrine. [Analyse et métaphysique, p. 48] GitLMS_21> [ceci enclenche sur le problème sceptique de l'unité du monde _22+ car il faudrait dire que demeurent les deux dimensions de l'anomalie vaincue et de l'anomalie puissante qui ne fonctionnent pas sur le schème conceptuel d'une image du monde, étant exclues du "monde" de la représentation et de l'intention, 4.b, chez Strawson on se rabat donc sur "les deux images du monde" et la soi-disante "existence d'un monde extérieur" _34+. Encore une fois c'est du point de vue de l'esprit que l'on aborde les choses, plutôt que de s'immerger à travers le corps : Cette attitude est encopre plus flagrnate chez Ryle, notamment dans la note 2 de la page 20 : "Dans la Notion d'Esprit, Ryle croit pouvoir tirer de l'analyse un fonctionnement des concepts psychologiques ordinaires des conclusions sur ce qu'est l'esprit"]

[Les deux images] : L'image manifeste du monde se distingue de l'image scientifique en ce qu'elle n'a pas à être justifiée par notre expérience. L'image manifeste n'est pas une théorie empirique sur ce qu'est le monde [homonomie], elle est la manière la plus fondamentale d'organiser notre expérience [hétéronomie]. ... Pour Strawson, l'image scientifique se superpose à l'image manifeste du monde. La physique prolonge la métaphysique. GitLMS_38

La phrase la plus remarquable étant la denière du livre, déjà citée : We must be content with knowing ourselves. [/] We lack words to say... (The Bounds of Sense, p.273) [on touche là aux deux dimensions du (se) connaître et de l'évènement]. Voilà où apparaît la dimension transcendantale : dans l'impossibilité de penser hors d'un cadre conceptuel, le pensable définissant alors ce qu"est le monde pour nous, dans les termes encore du Tractatus de Wittgenstein. Ce principe d'immanence est le point de départ d'une réhabilitation de l'exploration métaphysique. LauPLMS_106-107

4. Strawson et Austin.

Comme celle de Strawson, la philosphie d'austin se dépolie dans un monde aristotélisant, celui de l'Ethique à Nicomaque, dans lequel il y a des choses mais aussi des personnes, des agents, du volontaire et de 'lnivolontaire, de la délibération et, ce qui vient qualifer les actes, des intentions [en note : En ce qui concerne Straswson, on doit avoir présente, à l'arrière plan l'ontologie anti-réductionniste d'Individuals, qui est un monde de personnes, ou dans lequel il est essentiel qu'il y ait des personnes aussi.] BenPLMS_222.

a. Le performatif explicite

La thèse austinienne, d'après Strawson, est liée au privilège, chez Austin, de ce qu'on appelle le "performatif explicite " (celui dans lequel il y a un marqueur linguistique ewplicite du type d'acte de discours qu'on effectue par l'énoncé lui-même, du style : " j'ordonne... ", " je demande ") mais aussi et surtout au type d'interprétation qu'Austin donne de ce privilège (intervention conventionnaliste précisément) - une interprétation que Strawson sontexte dans son principe. En effet chez Strawson il y a bien, comme chez Austin, en un certain sens, aussi un privilège du "performatif explicite ". Mais ce privilège - qui traite le performatif explicite disons comme révélateur du sens général du performatif - est alors lié aux ilpératifs qui sont ceux d'une phénoménologie de la communication, élaborer en commun avec Grice au début des années 50, et qui met, du point de vue de Strawson, un fois de plus en relief l'intention, comme seul principe de l'acte performatif. BenPLMS_224-225.

b. Intention, vérité et performatif

J'essayerai de comprendre le primat de l'intention. Puis dans un second temps, je confornterai cette lecture strawsonienne du programmme de la philosophie du " langage ordinaire " et celle d'Austin, qui, contre Strawson, privilégie le concept de convention. Cette querelle entre Austin et Srawson traverse les différents champs de leur analyse du langae, puisqu'elle affecte tant leur théorie des performatifs purs, qui ne sont ni vrais ni faux, que leur théorie de la vérité. BenPLMS_209-210. Austin instiste de façon répétée sur le fait que les actes illocutoires (les performatifs stricto sensu : là où on fait quelque chose par le simple fait de parler) sont conventionnel _222. Reste que si les discours sont des actes et, Austin comme Strawson, nous ont appris à le voir, ils le sont toujours aussi, les " intentions ", en un sens large, jount toujours un rôle dans le discours._223.

c. Sur l'acte de référer (On refering) 

voir la philosophie comme indication, qui indique une autonomie.
Derrière la référence, comme acte linguistique, il y a la croyance. ... L'acte de référence ne consiste nullement à décrire ou à asserter cette croyance, pas plus qu'il n'y réfère. Mais il l'indique : sa portée précise est de l'indiquer... la notion strawsonienne de référer a de toute évidence quelque chose à dire quant au thème austinien fondamental de l'enracinement contextuel de la vérité (de la nécessité d'articuler une prise démonstratve sur le monde afin d'en dire quoique ce soit de vrai) BenPLMS_217-221. Le fait que je m'exprime suivant des modalités référentielles laisse de toute façon entendre que je croi à ce dont je parle. _218 L'idée de Strawson, enpruntée à Grice, est qu'il faut compléter la dimension de signification par une dimension d'indication, pourrait-on dire en empruntant le du Husserl des Recherches Logiques (Anzeige versus Bedeutung) _226. Or, d'après Strawson, une telle " indication ", qui intervient hors signification, et dépend du contexte ne peut être conventionnnelle _227.

Pour Julien Dutant, implicature /= implication (chez Austin) voir page 216+

5. Réferences à Russell

voir partie Strawson, Critique de Russell, par Bruno Ambroise, AmbLMS_187+
référence-objet, ce que Russell appelle meaning BenLMS_210



B/LLMS : Jocelyn Benoist, Paris I, et Sandra Laugier, UPJV, Langage, esprit, monde.
BenLMS : Jocelyn Benoist, Paris I, Les actes du langage entre intention et convention
GitLMS : Boris Gitel, UPJV, La métaphysique descriptive et les deux images du monde
LauLMS : Sandra Laugier, UPJV, Arguments transcendantaux et limites du sens
RaiLMS : Layla Raïd, Université de Bordeaux III, Strason et Wittgenstein

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article