Archives

Publié par La Philosophie

Dans un passage fameux des Confessions, saint Augustin raconte son étonnement de voir son maître Ambroise de Milan lire en silence, sans même remuer les lèvres. La plupart des hommes de ce temps lisaient, sinon toujours à haute voix, du moins en formant silencieusement les mots. Et Ambroise semble à ce point absorbé dans sa lecture que le jeune Augustin n'ose l'importuner par les questions qui pourtant l'assaillent.

La lecture silencieuse et immobile est entrée dans nos mœurs. Nous voyons des enfants plongés dans un livre, oublieux de l'agitation et du bruit qui les entourent, tels la jeune fille lisant de Vermeer. Et c'est pour nous la même révélation que pour Augustin surprenant Ambroise : le livre est la voie de l'intériorité, le chemin qui conduit l'esprit à rentrer en lui-même, à quitter un monde pour entrer dans un autre.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article