Archives

Publié par Anthony Le Cazals

CORRESPONDANCE / Hommage à Jean Salem

On peut lire de ci de là, de bien étrange choses sur Jean Salem, dont le philosophe qu'il citait le plus abondamment était Guy Maupassant, un voluptueux inquiet. Il me sera étrange à vos yeux de vous parler de ce que sa mort, sa disparition a relancé ce blog en fiat, bloqué un certain par l'effet de l'auto-censure et de l'interdit bancaire (la carte bleue n'étant pas acceptée dans el renouvellement du nom de domaine , passons). Jean Salem était une des première personne à savoir pour notre blog et ils nous accueillait avec la fierté dans les yeux et une affabilité que beaucoup lui reconnaisse. C'était encore à l'époque où il était peu connu, 2006-2007. C'était mon ami Séverin Hall (alias Emile Luc) qui m'avait dit de rejoindre son séminaire, vous pourrez le croiser si vous passez à Gibert Musique.  C'est mon autre ami, Samy Hamidou, qui travaillait à Gibert Joseph, qui m'avait ramené chez Salem, en tant qu'ex étudiant d'André Tosel, qui précéda , Jean au Centre d'Histoire des systèmes de pensée modernes. Jean Salem procédait beaucoup par dissimulation. Patrice Loraux m'avait aussi appris la clandestinité. De là sans doute la part de furtivité que vous retrouverez sur notre site. Mais c'est à Jean Salem, que vous devez une certaine affirmation et une persévérance dans notre recherche. CE FUT UNE TAPE DANS LE DOS qui nous donna l'élan et l'engouement pour cette énergie dont parle Jean Salem. Tout cela vous paraîtra sans doute obscure parce que je ne donne présentemtn qu'une moitié de la relation. C'est que nous avons une tâche à achevé.

Pudiquement je n'ai pas mis les lettres que je lui ai adressées, mais vous retrouverez. En fait Jean Salem m'a gagné à sa cause par son affabilité. Je ne dévoilerait par d'autres circonstances ou l'entourage des membres de de ce blog.

Jean Salem à Assos, en 2005.

Jean Salem à Assos, en 2005.

Désolé, cher ami... !
Je suis accablé de petits dialogues improvisés par des retardataires, des
chers-collègues, des étudiants du bout du monde, etc. La plupart du temps,
il s'agit pour eux de m'utiliser en perdant 10 secondes plutôt que 10 mn
dans le secrétariat ad hoc.
Mille excuses, donc, mais sachez que j'ai envoyé une douzaine d'autres
messages du même genre depuis lundi. D'où le malentendu. Et merci d'avance
pour votre amical cadeau.
Bien cordialement à vous,
Jean Salem le 10 septembre 2004

Cher ami,
1°/La date de remise des mémoires n'est pas encore l'objet d'une
'négociation contractuelle' : elle est fixée au 8 septembre, c'est-à-dire
à... hier.
2°/ Désolé de vous dire que je suis débordé et qu'une folie chassant
l'autre, je ne peux plus RIEN vous garantir après le mardi 14 septembre. Et
le délai est accordé... parce que c'est vous.
Pour la suite, nous en reparlerons.
Bon travail et bon stress.
Bien à vous,
Jean Salem le 9 septembre 2004

 Cher monsieur,
Merci pour votre aimable mot.
Le cadeau que vous me proposez m'honore beaucoup. Je regarderai avec plaisir
votre mémoire si vous le déposez dans mon casier en septembre. Dans la
presse (qui ne s'est arrêtée que vers le 15 juillet), mais avec plaisir.
Bon été à vous aussi. Et encore bravo.
Très cordialement à vous,
Jean Salem le 22 juillet 2004

   Cher monsieur,
    Vraiment désolé pour cette fin d'année bien mouvementée de mon point de
vue et bien lente vue de votre côté.
    J'ai mis 18 sur 20 à votre excellent travail sur Deleuze.
    Bravo.
    Bonne escapade hors de Paris.
    Amicalement à vous,
    Jean Salem le 28 jiuin 2004

    Cher monsieur,
    Je dois 'traiter' 60 courriers par jour et je vous réponds donc très
vite...que je ne peux rien pour vous.
    Vous pouvez faire valoir la note que je vous ai mise. Mais je ne peux en
aucun cas revenir sur, amender ou même commenter la note d'un collègue (qui
se trouve d'ailleurs être un ami).
    Désolé. Mais les règles sont les règles, et je ne peux pas y faire
d'exception. D'autant qu'elles sont censément appliquées de façon presque
'mécanique' par les responsables de nos 3 DEA.
   
    Amicalement à vous,
    Jean Salem le 11 octobre 2004

Salutations à vous aussi, cher ami.
Bon travail !
Avec mon très cordial souvenir.
JS le 10 novembre 2010
 
Merci pour votre mot gentil, vos attentions fidèles et bravo pour la thèse qui avance comme pour cette belle revue, cher Anthony.
Avec mon plus cordial souvenir.
Jean Salem le 10  octobre 2011

Merci pour vos mots si gentils, grand homme ! Meilleurs vœux à vous aussi.
Et encore une fois, je suis dé-bor-dé : c'est la seule raison qui m'a fait vous dire 'non'.
Hier, j'étais au Mexique (arrivée à Roissy à 17h). Dans 3 semaines : Russie. Et, entre les deux, copies, cours, conférences, etc.
Bravo pour votre belle énergie et pour l'achèvement de votre travail.
Amitiés.
Jean Salem le 15 janvier 2012

Cher ami,
Merci pour vos messages.
Je n'ai pas une minute à moi. La vie universitaire, c'est bureaucratie et Cie - de plus en plus.
Et je n'ai donc pas honte de vous écrire que, cette année, j'ai lu UN livre.
Zappé, surfé, bien entendu, sur des milliers de choses.
Mais submergé de lectures de documents (administratifs) insensés, de rédactions de rapports et autres corrections d'examen.
Bref, je suis indisponible même pour mes recherches les plus directement liées à mes centres d'intérêt les plus privés.
C'est ainsi. En passant la main à la direction du Centre que j’anime, j'aurai peut-être, fin 2013, le temps de respirer un peu (?).
Merci également pour votre fidélité et votre compréhension.
Bien à vous.
Jean Salem le 20 mai 2012

Un grand bravo.
Hélas, je vous écris depuis le Sénégal et je serai encore absent de France ce vendredi 17 mai, cher ami.
Merci pour cette invitation et mille bonnes pensées pour la soutenance.
Bien à vous,
Jean Salem le 7 mai 2013
Jean Salem avec ses étudiants à Istanbul en 2005.

Jean Salem avec ses étudiants à Istanbul en 2005.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Anthony Le Cazals 02/02/2018 01:07

"Ma grand-mère et ma tante avaient oublié de me signaler, ce qui pour moi n'est pas une donnée fondamentale, mais qu'il faut prendre en considération, ... avaient oublié de me signaler que nous étions d'origine juive".