Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Dans une société chrétienne, zombie ou machinale, qui souhaite imposer une distinction nette entre coupable et victime, laquelle serait porteuse de "justice", il ne fait pas bon être désarmé et révolté. Souvent les anciens insistent dans le réinvestissement de pulsion libidinale en un dialogue non-violent : ce sont les discussion de bar ) la Renaud où l'on refait le monde jusqu'à plus soif.
Pourtant le jeu des images a débuté. Les forces de maintien de l'ordre bourgeois se trouvant attaquées, on ne montrera pas le jeune lycéen bastonné de bonne grâce. On ne fera de cela aucun emblème.

L'euphémisation de la violence soutenue à Paris 8 par Eric Lecerf et Ninon Grangé - sous l'expression de non-violence. Il s'agit pourtant de la rompre. De rompre l'isolement des éléments violents et de se dire complice d'eux. Quitte à passer pour un adolescent irresponsable ne dit-on pas que les témoins les plus fiables ont entre 17 et 25 ans (selon les sources policières). Ne voit-on pas que les personnes incriminées sont à 4 contre deux personnes armées, qu'il faut beaucoup de sang-froid, pour attaquer avec des bâtons en plastique des personnes armées de pistolet qui, s'il perdent leur sang-froid, peuvent vous blesser ou vous tuer.

Une pauvre voiture de police en comparaison des centaines de voitures renversées en mai 68. Encore une pensée réactionnaire qui s'appuie sur la subjectivité des gens qui ne perçoivent pas les importants flux financiers. On ne fera pas des 4 interpellés, sans doute peu expérimentés des héros. Nous inviterons au contraire à lire Boris Cyrulnik, Ivres paradis et bonheurs héroïques. Il semble pourtant que ces 4 individus aient introduit une dimension de sacrifice, de sacrifice de leur jeunesse. Mais pour qu"'il y ait meurtre volontaire il faut que celui-ci ait été prémédité or il se difficile avec un long baton en plastique de parler d'arme pouvant provoquer la mort.

Il s'agit par le présent texte de ne point le regretter 30 ans après. De bien rappeler à l'"Etat" et aux lecteurs qui passent que nous sommes dans un pays qui pose comme emblème de sa fête nationale la prise de la Bastille, qui semble-t-il s'est faite sans violence et sans pensée politique.

nos propos seront sans doute mal compris car il ne sont point idéalistes et donc de fait point nobellisable c'est-à-dire dynamitable. Quant à la police, il y en aura toujours une dans une société autonome, ne serait-ce que'une police judiciaire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article