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Publié par Anthony Le Cazals

D'avance on dira que mes propos sont confus, là où il porte la nuance et surtout la distinction entre pédophilie . Et oui Lewis Caroll aimait les petites filles mais il ne les touchait pas. Le risque évident serait de faire croire qu'aussi j'aime les petites filles et les petits garçons, pour un esprit détraqué, et que je cherche ici à me dédouaner quand les choses sont plus complexe comme l'a très bien montré Marie Darrieussecq. La seule réponse que l'on pourrait faire non pas la sacralisation de l'enfant, mais une sorte de bienveillance quant à son développement et son épanouissement. Simplement il faut essayer de penser et d'échanger sur ce qu'a soulevé Marie Darrieusecq parmi d'autres (mais c'est le premier exemple qui m'arrive).

Jamais vous ne m'entendrez défendre un pédosexuel et je suis pour qu'on dénonce les réseaux pédocriminels (mais ils relèvent de l'ancien schéma politique gangrené avec sa résurgence de paganisme sacrificiel). Mais la marche de l'ordre moral est en cours. Ainsi voit-on Michel Onfray égrainer sa litanie morale contre les pédophile et la défense qu'en a fait la pensée post-68 comme il l'appelle (il y a parfois de l'exagération en toute chose. Mais il étrange de faire suivre cela d'une dénonciation de Deleuze comme défenseur des palestiniens et puis au-delà du "il est interdit de tout interdire" (dont les "vrais pédophiles", les pédosexuels se moquent, il faut bien noter qu'à une époque où il faut bien noter que la majorité sexuel est à 21 ans pour les relations homosexuels*). il y a toujours dans une pensée non pas du latéral mais du colatéral et la question est bien de savoir au final ce qu'on veut empêcher. Rien n'est tout blanc. Je renverrai dès lors à Nabokov, à Caroll qui peuvent être classer comme des pédophiles puisque l'intention d'Onfray est de restreindre la pensée à une réflexion subjective faites d'opinions viscérales. A le lire, même Deleuze aurait été victime d'un professeur pédophile normand alors que c'est cette relation qui de cancre le fit basculer à philosophe. Peut-être un jour fera-t-on plus de distinctions entre pédophile, pédosexuel et réseau pédocriminel (les deux mots devant tenir ensemble puisqu'il s'agit au final d’assassinat d'enfants par fabrication d'un consentement à la hiérarchie et à des rites sacrificiels). La question dès lors n'est plus celle de la pédophilie mais de la prédation sexuelle. Il est facile de savoir où ont mené tous les droits d'inventaires sur les entourages de Foucault ou de Finkielkraut, par quel processus d'acculturation nous passons, pour qui s'en donne la peine. La dépénalisation de ce qui ne relève pas de la série, bref de la prédation, est sortie de la justice du châtiment et de la peine, bref de la pensée dite chrétienne, qui sous le pardon prône la vengeance alors que c'est l'oubli et la marche en avant qui comptent, c'est-à-dire ne rien regretter. Pour un philosophe qui se prétend sans morale, on appelle cela un retour à l'ordre moral. Et la seule manière de se sortir de cette mise en abîme est de reconnaître l'existence de masques et de s'y tenir.
Les gens veulent toujours éradiquer quelque chose en en réprimant les symptômes et non pas en en prévenant le moment de basculement. Après il n'y a pas de solution à tout notamment à la laideur physique que l'on retrouve souvent chez les pédosexuels (hors cadre familial parce qu'en famille, il faut apprendre à ne pas préjugé des gens, je parle d'expérience de personnes que je n'aurais jamais cru pédophile puisque l'un mes coupait les tifs et l'autre me donnait la réplique). Passons. Espérons qu'en notre pays l'on puisse encore parler de cela mais l'ordre moral affirme ses positions (perdues, si l'on pense au lobby gay, lequel se moralise en fait).

L'indignation prompte des gens fait peur "ah c'est ignoble, ah c'est horrible). Il s'agit pourtant de penser contre soi-même parfois, de ne pas passer par l'affect.

Pour aller plus loin, l'attaque que produit Onfray sur "ces intellectuels qui ont tous signé la pétition en faveur de la pédophilie" est une sacré distorsion de la réalité, il fait l'amalgame avec les propos de Cohn Bendit, le livre de Finkielkraut ou de Schérer (qui n'engage que leurs auteurs) avec la dépénalisation des rapport librement consentie. Il fait référence à la ptition de 1977, semble-t-il http://www.youtube.com/watch?v=TrpBrssbDbs. Nous vous renvoyons donc à La loi de la pudeur. Foucault, Danet, Hocquenghem, Derrida, Althusser1, ont signé une pétition, la Lettre ouverte sur la révision de la loi sur les délits sexuels concernant les mineurs, adressée au Parlement en 1977 défendant la dépénalisation de toutes relations consenties entre adultes et mineurs de 15 ans. Onfray peut aussi faire référence à deux lettres ouvertes publiés dans les journaux dont l'une appelle à "la libération de quatre prisonniers accusés d’avoir eu des rapports sexuels consentis avec des personnes en dessous de la majorité sexuelle. La première a été publiée dans Le Monde du 26 janvier 1977, et a été signée par 69 personnes, y compris Jack Lang, Bernard Kouchner, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gilles Deleuze, Roland Barthes, André Glucksmann et Guy Hocquenghem. La seconde a été publiée dans Libération du mois de mars 1979 (reproduite plus tard dans L’Express du 7 mars 2001) et a été signée par 63 personnes." (wiki).
Il faudra ensuite s'entendre sur ce que l'on entend par consentement tout en sachant que le consentement se fabrique aussi médiatiquement (cf. Noam Chomsky, la fabrication du consentement) et qu'Onfray participe présentement à cela ainsi qu'au processus d'acculturation. L'extrait de Gilles Deleuze au début de Pourparlers est assez éloquent à cette effet quand on veut ramener cela à une libération sexuelle ou à la révolte de petits bourgeois quand l'enjeu était ailleurs... pour Onfray, ils déliraient : mais c'est précisément cela, loin du droit d'inventaire à la Jospin, qui mène toujours au libéralisme (clin d'oeil à Onfray). Onfray qui prône la contrat sait-il ce que sont des relations librement consenties lui qui fustige au passage que Freud puisse avoir des relations avec une autre femme que sa femme (et alors ?), quand bien même ce serait sa belle-soeur, bref la meilleure amie de sa soeur. Quelque chose cloche chez l'homme sans morale, chez l'homme sans jugement de valeur (parce que ceux-ci tiendrait d'un arrière monde). Mais précisément on veut savoir de quoi notre polythéiste (puisqu'il se réclame païen) se fait l'écho. il finit même par voir dans le monothéisme judaïque un polythéisme (il n'est pas à propos de parler ici des livres de Römer ou Soler), sans parler de ses références à l'"épicurisme chrétien" (sic)... Je ne parle pas des momoent où il fustige le matérialisme de canapé (et de consommation, il n'a certainement pas lui Marx et les marxistes sur ce point : "de la consommation il n'y en a jamais assez"). Peut-on être ni chrétien ni païen à la différence de bon nombre d'idéalistes ? Peut-on enfin penser et non plus réfléchir avec sa subjectivité ? La topique du neutre (qu'on appelle hétérogène, degré zéro, spectre) est là pour cela. C'est la grande révolution de la pensée 68 que certain cherche à entraver parce qu'ils ont subi le motif du "milieu e la vie" ou le "saisissement par la mort" ou la résignation à une seule tâche, produire une oeuvre, ce qui les restrient dans toutes les autres dimensions et, osons le dire, comédies.

* Quant à l'âge de la majorité sexuelle, il est de 13 ans à partir de 1863 (sans doute le goût de l'aristocratie pour les courtisanes) puis ramené à 15 ans en 1945 pour les relations hétérosexuelles. Il n'est rien dit sur les relations homosexuels depuis la révolution française si ce n'est que la majorité sexuelle diffère pour ce genre de relations. L'article 334 du code pénal du 6 août 1942 condamne les relations homosexuelles avec un mineur de 21 ans. Ceci est confirmé par ordonnance le 8 février 1945 avec l'article 331 du code pénal. L'âge limite est abaissé à 18 ans par la loi du 5 juillet 1974 et en 1981 cette distinction est abrogée (proposition de loi n°527 adopté le le 20 décembre). L'intitulé ne parle pas de pédoséxualité mais d' "acte impudique ou contre-nature".

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