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Publié par Anthony Le Cazals

Bon on va mettre de côté les quelques impostures qui s'éloigne de nos quotidiens à tous pour attaquer le vif du sujet. Le coeur de la pensée 68 (qui va de 1953 à 1986) sont le neutre (que Marie Cuillerai nomme l'hétérogène chez Klossovski comme Loraux autrefois) et le fini-illimité (que l'on retrouve par pincée chez Deleuze ou Dixsaut). Mais rien de nouveau, tout cela est répétition. Mais c'est précisément la révolution dans la pensée qui fait suite à la seconde révolution réussie du vingtième siècle, la révolution quantique dont internet est l'enfant. Nous l'avons déjà évoqué, il vous suffierait de faire une recherche dans le module "chercher" tout en haut pour retrouver des articles sur le neutre, le fini-illimité ou encore la physique quantique avec ses brisures de symétrie. Ce sont des dimensions irréductibles, pas seulement parce qu'elles échappent à la binarité des oppositions que sont les genres dialectiques qui tous sont compris dans une pensée de l'être et du devenir, non pas du faire et de la transformation, de la mutation comme le dit Nancy dans un récent article. Badiou est moins platonicien qu'Onfray en ce sens mais tout aussi médiatique que lui, une pensée qui se sait viable n'a pas besoin de tout ce folklore, c'est même ce que Nietzsche nomme le pavillon, l'humilité des grandes révolutions, mais autrement plus révolutionnaire que le pavillon de Beckett qui en restait à une pensée de l'être et du langage (la représentation toujours pour Blanchot) confronté à l'innommable. Restons-en là avec le neutre et le fini-illimité, car même les incorporels stoïciens n'avaient pas exactement cette dimension irréductible, c'est-à-dire au-delà de tout idéalisme. Il y a une dimension de chauffe et d'endurance irréductible, pour atteindre cet irréductible au langage de la représentation, au livres qui rendant bête (comme le dit Stiegler) cherchent aussi à faire sens plutôt qu'à produire des intensités. On est loin de la réduction phénoménologique qui tient plus de la propédeutique, point de la mise en jambe.

On parle dès lors de post-structuralisme en ce que pour le structuralisme ce sont les oppositions qui font sens. Dieu est mort a pour conséquence (outre un relatif respect de la littéralité des textes bibliques) que la substance tombe, le sujet aussi, le monde et enfin la question du sens de la vie aussi... cette question devenant celle de la promesse, de la direction que l'on souhaite donner à sa transformation, à son existence. L'innocence du devenir comme le remarquait Nietzsche ne permet pas de sortir de la théatralité du tribunal de l'être. Soyez comédiens comme les Grecs, traverser les multiples métiers et situations, telle est la slash génération, celle du numérique et de ses avatars. Polymathie pour Alberti, accomplissement du Dô pour les Chinois.

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Bachelot 20/10/2015 13:24

N'y a-t-il pas, pour ce blog, un minimum de relecture pour éviter que les textes comme celui-ci ne soient émaillés de multiples fautes d'orthographe ?