Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Par la « réduction phénoménologique », c'est-à-dire en neutralisant méthodiquement la croyance en l'existence du monde (ce qu'il appelle « la thèse du monde »), Husserl analyse les conditions dans lesquelles le sujet constitue le monde (c’est-à-dire les conditions de l’expérience). En supprimant ce succédané de substance, qu'est le sujet, puisqu'on a admis la mort de dieu, on supprime le monde et donc les conditions de l'expérience classique. Les anormaux (homosexuels, fous, schizoïdes pris pour des schizophrènes, palestiniens) ont toujours mis en avant cet immonde et ont donc été enfermé, pour garder la pureté du monde. C'est la logique de la concentration. S'il n'y a plus d'expérience névrotique ou neurotypique c'est que l'on est dans la dépense énergétique ou libidinale du laboratoire, c'est-à-dire que l'on est dans l'expérimentation et non pas dans une école de transmission générationnelle. Ce n'est pas seulement un travail sur le langage, c'est une tournure nouvelle, une conduite.


C'est ainsi que l'on évite le solipsisme husserlien. Reste l'énigme, Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde. Nous en reparlerons à propos de Kafka.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article