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Publié par Anthony Le Cazals

Certains Deleuziens, des commentateurs sans inspiration et sans imagination, qui reprennent à la lettre la métaphysique de Deleuze, pensant qu'elle puisse être un apport pour la pensée contemporaine alors même que Deleuze laisse entendre qu'elle n'est même pas une philosophie mais simplement un ressassé université dû à l'obligation de communiquer. Nous reviendrons dans Chôra et stasis, élaobré en correspondance avec Antonia Soulez et donc Patrice Loraux, sur la vacuole qui n'a rien d'une mystique ou d'une antiphilosophie. Passons.

Donc le jeu est de me faire entrer dans la contreverse, c'est-à-dire dans une polémique alors même que je ne fais que respecter les dernière volonté de Deleuze : je suis exécuteur testamentaire de Deleuze non son héritier patenté comme David Lapoujade, simplement pour ne passer pour un fou mais bien pour évoquer l'appel philosophique auquel j'ai répondu, il y a de cela 15 ans.

Toute philosophie part d'un présupposé populaire comme le relève Nietzsche dans les propos de Schopenhauer. Je n'y déroge pas, à ceci près que j'y demeure, si l'on convient que l'autonomie de la complexité (et donc du dividuel) n'est pas une autonomie de l'individu issue de la chrétienté et de la pensée libérale : je m'érige contre la mystique de l'atomisation de l'individu mais aussi contre l'antiphilosophie de l'organisation de l'individu qu'est la pensée de Badiou. Ce que l'on a nommé pensée du Dehors ou pensée du Surpli n'est ni une apophatique ni une apophantique. Elle n'a ni ontologie, ni simplement parce qu'elle ne relève pas de la réflexion occidentale. Les langues non-occidentales comme l'hébreux, l'arabe, le russe, les divers créoles, le mandarin (et autres dialectes chinois) sont impropres à parler de ce qui est, elles peuvent tout au plus parler de ce qui existe.

On pourra toujours me répliquer que le verbe être existe et pour donner le bâton qui va me battre, voici : Etre en hébreux : ; en arabe : يكون (verbe), الكائن (nom) ; en russe : быть (verbe), бытие/существо (nom) ; en créole haïtien : gen. Mais il n'y a pas dans ces langues d'usage, donc pas de possibité d'une origine réflexive du discours ontologique que pouvait le grec (si on associe cela à la substantivation aisée des adjectif que permet cette langune boustrophédonique, comprenez souple). J'introduis donc une certaine rigueur et rigidité que l'on me reproche face au laxisme universitaire et son consentement meurtrier aux pensées de l'être qu'elles soient immanente (moniste le plus souvent) ou transcendante (dualiste le plus souvent).

Dans la vidéos qui suit vous pourrez voir une deleuzienne, Anne Sauvagargues appréciée de David Lapoujade, parler d'onotlogie plate qu'elle oppose à l'ontologie de la glace napolitaine (laquelle doit s'accorder avec une esthétique et une métaphysique, remarquons au passage qu'Anne Sauvagnargues est incapable de dissocier ontologie et métaphysique) :

Autant vous dire que je ne suis pas en odeur de sainteté et c'est tant mieux, car je ne souhaite être ni un prophète, ni un saint, ni un martyr (selon les catégories existentielles offertes par les trois monothéismes). Tout juste si je suis le Messie, c'est-à-dire celui qui vient après Nietzsche l'Antéchrist, amené le surhomme, c'est-à-dire appuyer d'un discours la seconde "mondialisation", celle moins raté de l'appareil autonome qu'est internet, né du dépassement par la physique quantique de la métaphysique car pour une fois il n'y a pas eu interférence (Michel Serres parle ainsi de la relation bloquante toujours en décalage entre la science et la philosophie, l'une s'inspirant toujours d'une version dépassée de l'autre) mais divergence puis convergence. Je ne vais tout de même pas vous dire que ma pensée serait impossible sans internet et tomber dans l'évidence du il y a internet, pourtant la réception hors de l’université (bien qu'accolé) ne serait pas possible sans internet, la preuve présentement.

Notre pensée plus largement, parle de l'abandon nécessaire des institutions ouvertes et fermées par la philosophie. On me reproche souvent de dissocier mon métier et ma pensée philosophique. La chose évidente est que je ne souhaite point réduire la pensée des philosophes nouveaux (nous les philosophes nouveaux, disait Nietzsche). Ma pensée a déjà été sommée de se censurée, elle a déjà été reprise pour partie par Patrice Loraux, qui la valide actuellement comme étant "la philosophie" (2014), comme s'appuyant sur "les traces d'une expérience merveilleuse" (2015). Ma pensée coupe en deux l'histoire de la philosophie, ce n'est pas un acte, simplement un "dépassement", une sortie de la philosophie quantique hors de la philosophie classique en lien direct avec les périodes effervescentes pour la langue, le médium de communication (écriture/imprimerie), le substitut de la mémoire (rouleau/codex),
Il nous a été reproché d'être inventif (non pas innovant car nous ne sommes pas dans une relance axiomatique du système actuel mais dans sa subversion et pour sa disparition, ainsi que de sa perversité classique et moderne).

De piètres deleuziens ont qualifié de bouillis conceptuelle toute pensée qui ne posséderait ni ontologie, ni esthétique, ni métaphysique. Faudrait-il correspondre aux attendus d'une pensée fixés de longue date par Kant ? Nous respectons Kant, point les commentateurs qui viennent parasiter notre dos et par là gréver la pensée de l'avenir, qui font leur beurre de leur manque d'imagination et qui capturent le flux de pensée par une pince qui extirpe des concepts ou du moins des opérateurs conceptuels. Il n'y a point de concept dans cette simple pensée anticipée et envisagée comme une pensée du Dehors ou du Surpli. Comme le dit Boris Cyrulnik, la résilience ou le recouvrement de la puissance par l'éducation et la solidarité instinctive n'est nullement un concpet mais une notion. A noter que Boris Cyrulnik est le dernier des psychanalystes vivants et donc le premier a resté vissé à l'éthologie avant même le tournant psychopathologique et son redoublement pervers opéré par Lacan, soit dit en passant.

Si une pensée ne possède pas d'ontologie elle peut très bien être une apophantique, c'est-à-dire un discours déclaratif d'attribution sur le vrai et le faux notamment (Aristote, De l'interprétation, 4 et 5). Ce n'est pas parce que l'on nie Dieu et les dieux, que ontre discours n'a pas de sens, mais il ne concède aucuns sacrifice, il s'agit d'un athéisme profane bien qu'hassidique (au delà de la norme comprenez non-conformiste). Il ne s'agit pas de ramenr le le dieu caché de la tragédie comme nietzsche dans ses trois fragments traduits par Michel Haar dont un commence par "Que mes amis me pardonnent...", bref qu'ils soient chrétiens, moi qui suis païen). C'est un des apports du polymorphisme de Patrice Loraux sur le polymorphisme païen de Nietzsche ou cathare de Michel Serres. Peut-on avancer sans garantie ni support, nous ne le croyions pas, tant la réaction est forte est qualifiera de nom d'oiseau ("théologie négative, antiphilosophie, ce qui ne l'est point). Je laisse ces discussions d'usage aux médiocre qui ne pensent pas.

 


Il ne s'agit pas non plus de partir de l'impossibilité de penser d'Artaud, de sa schizophrénie, qui ne nous apporte rien, mais davantage de la difficile diététique de Kafka qui, bien que le terme apparaisse dans son journal et surtout développée dans ses conversation avec Gustav Janouch, je pense à sa détestation de la transcendance mais certainement aussi de l'immanence qu'il ne connaissait pas. Cette diététique, autre nom pour l'appui à un régime de pensée (rappel : diète = régime),

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