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Publié par Anthony Le Cazals

Commençons par du soft.

On nous parle de "vitalisme trouble" puis de "vitalisme rigoureux" (p. 14 et p. 21).

On nous dit deux choses : "Le propre de tels non-sens , c'est de n'avoir que du sens." (p. 117) "L'Etre est incohérent ... à ce titre il est non-sens" (p. 120). > La conclusion que le sens est incohérent dans certains cas, est-elle trop hâtive ?

On nous dit " Cette matière ne peut être pensée que comme Idée (idéalisme de Deleuze aussi bien (p. 95).et par ailleurs "Que l'on puisse caractérisé la théorie deleuzienne de l'Idée de platonisme ou d'idéalisme a quelque chose de comique parce qu'elle est tout le contraire en réalité" (p. 105). Faîtes avec :)

En réalité les minorités témoignent moins de la disparition du peuple que de sa dissémination, sa disparition, (p. 248), sans doute un problème de recomposition du texte

Nous l'avons évoqué le clivage entre nomade et appareil d'état est aussi celui qui coupe le livre de Monsieur Lapoujade en deux strates incompatibles (quant à la légitimité) : les peuplements de la terre tirent leur légitimité des mouvements aberrants des nomades (en réponse à la question quid juris ? alors qu'il figure une seconde thèse antérieure : Les Etats seuls peuplent la terre légitiment dans la mesure où seul leur occupation est "fondée". (DMA, p. 233)

Et puis il y a la lumière en soi : l'équivalence perverse. Un contre-pied à la distinction que nous opérons entre les lois de la prétendue matière et les mouvements aberrants de la lumière qui est la distinction entre physique claissque et physique quantique, qu'il est difficile de remettre en cause, même Einstein n'y est pas arrivé. Ainsi pas de vide, pas de désert, pas d'abîme. "Le désert est l'identité de la matière et de la lumière". Comme cela est suggéré, on nous parle de lumière en soi non de la lumière que vous percevez et comprenez que la matière est avant tout Idée, c'est la matière intensive ou idéelle.

La question qui nous est posé sur l'autonomie soumise au joug de l’assujettissement et de l'asservissement, dont nos différents textes sur le plagiat de Monsieur Lapoujade sont la preuve du contraire, grâce à internet (qui faut-il le rappeler à monsieur Lapoujade ne se résume pas à des serveurs centralisés comme Facebook). Et oui, par son mouvement aberrant le boomerang revient souvent, il faut faire attention.

En fin de livre Monsieur Lapoujade se permet de dire que les philosophies qui ne comportent les dimensions de l'esprit de lourdeur que sont l'esthétique et l'ontologie, sont des "bouillies conceptuelles", bien que cela n'engage que lui c'est tout à fait vrai, mais encore faut-il y retrouver en elles ses petits (les concepts), car il n'y en a pas en pensée du Dehors puisqu'il n'y a pas de fondement, de concept fondé, de concept du concept*.

Employons le conditionnel, Monsieur Lapoujade semblerait nous emprunté la noton de capacité, mais il s'agissait chez nous de capacité de transformation et non d'action (car nous sortons de l'idéalisme, et ce sont ces derniers qui y sont poussés). Tout est étrangement regroupé en fin, pp. 249, 250, 258, 289. Comme Monsieur Lapoujade semble avoir lu notre thèse, il a vu que nous avons travaillé depuis son "le virtuel n'est pas le possible", lequel ne mène à rien sauf à Leibniz.

La question de la limite comme motif plus profond et plus vital, alors qu'elle est par les définitions qu'en Monsieur Lapoujade, abstraite. Les pages 292 et 62, se téléscope quelques peu puisque "Deleuze a toujours déploré l'abstraction des motifs qu'on invoque au principe d'une philosophie" (p. 62). A la toute fin on apprend que "le motif des mouvements aberrants reste très abstrait", c'est que contrairement à Gilles Deleuze (nous réservons quelques citations pour la suite), il y a bien chez lui une dimension de vécu (voir la lettre de Gilles Deleuze à son gendre).

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Au passage, le terme conceptus n'apparaît pas avant le XVe siècle, donc ni Aristote ni Platon qui pensent pas catégories, genres, idées et principes n'ont de concept fondé, anachronisme philosophique, il faut attendre la seconde dimension des idées, l’acquisition et non l'innéité). C'est Leibniz qui invente le terme de système pour parler de l'articulation des concepts entre eux, condition sine qua non.

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