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Publié par Anthony Le Cazals

Je ne suis que le scripteur de la énième loi, bien après le décalogue de Moïse, la deuxième loi des prophètes et scribes (deutéro-nome) comme le veut Rômer ou la troisième des lévites comme le veut Weber. Peu d'histoire. Je ne vous en toucherais pas mot puisqu'elle n'est que la grande raison des mouvements aberrants, qui divergent et convergent, qui contre-intuitionnent pour demeurer intempestifs. Enième loi car l'anarchie accomplie et couronnée de succès n'est ni l'ordre ni le chaos mais l'amour de la loi poussé à l'hyperbole de la relation constante quand tout change mais que l'on garde le cap artiste. Anarcho-autonome, n'est pas un gros mot. Libertaire, ne concerne guère que l'individu, celui qui croit encore, gnostique qu'il est, que l'âme et le corps existent. Quand on sait que le corps n'est que le premier concept chrétien, post-judaïque. Esclave du système qui le fait maître. Vient ensuite la lumière, mais c'est pour la ramener à la réalité et la détacher du concept que nous bataillons. Car nous aimons ses interférences, ses mouvements aberrants. Vous ne me liriez pas sans cela, j'entends numériquement et vous laisse dans insatisfaction. Nous aimons les couleurs, le vert des arbres qui cotoie le bleu du ciel en août et tous tranchent l'horizon et de là nous attirent en une longue promenade. Laissons la marche aux militaires et biaisons par les raccourcis, face aux banksters approprions-nous la rue à la Banksy. Ne jugez pas ; aimez, n'aimez pas ; répandez ainsi l'intensité de ce qui vous plaît ou vous attire, vous répugne. Depuis le début je ne vous parle que de la toile, c'est sur elle que j'écris.

Ce blog est avant tout un cri retenu, éminemment retenu, un cri sourd, loin des écueils que sont l'esthétique, la métaphysique et à fortiori l'ontologie dont on nous bassine et qui suinte partout, catégories bourgeoises et non citadines pour nous les urbains, les non-fatigués, les inépuisés de l'activité incessante sur Terre et dans nos villes. Le veilleur de nuit dit autrement et dans l'ordre, qu'il évite l'empirique, le transcendantal, la pureté dont on sait ce qu'elle nous a valu.

Je ne me permettrais que ce conseil ; aux jeunes philosophes : évitez les ornières que sont l'immanence et la transcendance, ou sinon vous serez des répétiteurs, des tannaim Ha Him, beintôt des prêtres des ornières. Ce qui est noble électro-magnétique : le génie du coeur qui vous pousse là où personne ne va. Partagez, de votre lointain, la distance qui nous sépare, non la hauteur dont je suis incapable. Explorez, expérimentez, trouvez-vous un métier, chiez-en quelque temps. De votre précarité naîtra le diamant. Ne l'abandonnez pas au réactionnaire qui a besoin du fondement protecteur ou de la névrose nationale. Etat, Nation, pschitt... Ne soignez pas zélateurs à les détruire, vous les renforceriez, oubliez-les, de là naît votre sécession sans concession. Promenez-vous pour si le  loup n'est pas... légers, comme ces feuilles mortes qui jamais ne froissent sous vos pas.

Au réac', dites ; et alors ? et pourquoi pas ?

La vérité en un mot ? La vérité en un concept ? La vérité en une proposition ? La vérité en un enchaînement qunabdl e point est la faibleese ? La vérité en un système quand il se met a plané ? Même la puissance du faux, porte les oripeaux de l'ancien régime. Transformez-vous fils de la Terre dont les os portent la gravité et les deux cerveaux le magnétisme. Ailleurs vous ne survivrez pas. Notre héritage terrestre n'est précédé d'aucun testament. Nouvelle aire pour qui erre, plus qu'hier, moins qu'à l'avenir.

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