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Publié par Anthony Le Cazals

Thomas Piketty faisant de grands gestes qui embrassent le siècle.

Thomas Piketty faisant de grands gestes qui embrassent le siècle.

Faute de pouvoir résumer de manière synthétique le livre de Thomas Piketty, en voici quelques extraits :

La principale force déstabilisatrice <du capitalisme> est lié au fait que le taux de rendement privé du capital (r) peut-être fortement et durablement plus élevé que le taux de croissance du revenu et de la production (g).

L'inégalité r > g implique que les patrimoines issus du passé se recapitalisent plus vite que le rythme de progression de la production et des salaires. Cette inégalité exprime une <tension> fondamentale; L'entrepreneur tend inévitablement à se transformer en rentier, et à dominer de plus en plus fortement ceux qui ne possèdent quel eur travail. Une fois constitué, le capital se reproduit tout seul, plus vite que ne s'accroît la production Le passé dévore l'avenir.

Au XXe siècle ce sont les guerres qui ont fait table rase du passé et qui ont fortement réduit le rendement du capital, donnant ainsi l'illusion d'un dépassement structurel du capitalisme et de cette <tension> fondamentale.

L'expérience historique indique en outre que des inégalités de fortune aussi démesurées n'ont pas grand chose à voir avec l'esprit d'entreprise, et ne sont d'aucune utilité pour la croissance" _942-944. On pensera au plan malthusien de réduction de la population mondiale à 2 milliards pour que l'oligarchie conserve ses droits, qui n'est pas seulement un fantasme, mais l'aspiration de qui est déconnecté de la jubilation de la création.

Piketty donne par ailleurs une vision assez intéressante de la Révolution française, celle donc Kafka se permettait de dire :

Pour Piketty, "L'incapacité de la monarchie française à moderniser ses impôts et à mettre fin aux privilèges fiscaux de la noblesse est bien connue, de même que l'issue révolutionnaire finale, avec la convocation en 1789 des états généraux, qui débouche sur la mise en place d'un nouveau régime fiscal dès 1790-1791 (avec notamment la taxe foncière mettant à contribution l'ensemble des propriétaires terriens et des droits de succession frappant l'ensemble des patrimoines) et sur la " banqueroutes des deux tiers" en 1797 [... ] qui permet de solder les compte de l'Ancien Régime.

Piketty en profite pour tordre le cou à certains présupposé,s notamment sur l'inflation _724-729, celle-ci ne réduit pas le rendement moyen du capital, freinant l'accumulation du capital par les rentiers mais elle le redistribue ; redistribution qui " se fait plutôt au détriment des patrimoines les plus faibles et au bénéfices des plus élevés ". _728

> tension est mis pour "contradiction logique"

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