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Publié par Anthony Le Cazals

Il est intéressant de voir combien Nietzsche n'a rien contre la lutte, qu'il met très en avant la joute chez les Grecs, qu'il connaît leur tempérament inter-cité (à mille lieux de nos réseaux inter-cités). Alors surgit dans l’œuvre de Deleuze cette étrange chose : " La lutte au contraire est le moyen par lequel les faibles l'emportent surt les forts, parce qu'ils sont le plus grands nombre. C'est pourquoi Nietzsche s'oppose à Darwin : Darwin a confondu la lutte et la sélection, il n'a pas vu que la lutte avait le résultat contraire à celui qu'il croyait ; qu'elle s"lectionnait, mais ne sélectionnait que les faibles et assuriat leur triomphe. " Deleuze, Nietzsche et la philosohie.

 

"Anti-Darwin. - Ce qui me surprend le plus, quand j'embrasse du regard les grands destins de l'homme, c'est d'apercevoir toujours le contraire de ce que Darwin et son école voient ou veulent voir aujourd'hui : la sélection au profit des plus forts, des mieux partagés, le progrès de l'espèce. Le contraire est partout saisissable : l'annulation des coups de chance, l'inutilité des types supérieurs, l'inévitable domination des types moyens et même inférieurs à la moyenne. ... Cette volonté de puissance dans laquelle je reconnais la raison dernière et le caractère de toutes les modifications, nous fournit le moyen de comprendre pourquoi la sélection ne joue pas au profit des exceptions et des réussites heureuses ... Si étrange que cela semble, on a toujours à défendre les forts contre les faibles, les heureux contre les malheureux ; les bien portants contre les dégénérés et les tarés. ... Je vois tous les philosophes, je vois la science à genoux devant la réalité d'une lutte pour l'existence qui est le contraire de celle qu'enseigne l'école de Darwin --- C'est-à-dire que je vois partout dominer et subsister ceux qui compromettent la vie et la valeur de la vie. L'erreur du darwinisme me pose un problème : comment peut-on être aveugle au point de voir faux sur ce point justement ? ... En somme l'accroissement de puissance chez une espèce est peut-être moins bien garanti par la prépondérance des types médiocres et inférieurs.. Ces derniers ont la fécondité et la durée ; les premiers augmentent le danger, le ravage rapide, la prompte régression du nombre."
XVI, § 685, NzVP°III,395.

 

Au regard de cette extrait on comprend que Nietzsche soit contre mais pas contre les luttes (joutes) et les ravages. Ce sont toujours les pusillanimes qui ont peur de cela, peur du sacrifices qui rend terribles (pensez aux 300 des thermopiles). Les question est dès lors existe-t-il des types supérieurs ou des types créateurs. Toute la philosophie de Nietzsche a été de remplacer les types supérieurs et améliorés par des types créateurs, ce qui inventent de nouveaux modes de vie, pas exactement des dandys comme Dan Bilzerian ou Michel Onfray (qui depuis 2000 assume sa dimension de Paraclet, de consolateur de ceux qui ne sont pas dandys et fortunés).

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